REVES DE VOYAGES

undefinedundefinedundefinedundefinedundefined

"Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un
beignet, mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage" (Marek Halter)
 

Femmes en saris aux couleurs et aux motifs chatoyants, dieux innombrables mais toujours kitch, rondes d’épices, d’odeurs, de saveurs, de couleurs, villes a l’air pollue et aux bruits de klaxons incessants, l’Inde ne cesse de stimuler nos sens et notre esprit…parfois jusqu'à saturation.

On dit souvent de l’Inde qu’elle ne laisse personne indifférent : soit on l’adore, soit on la déteste. C’est vrai : de tous les pays que nous avons visite lors de notre voyage, l’Inde est définitivement le pays le plus choquant. Et certainement pour moi le pays le plus difficile. Bien plus que l’Afrique.
Le slogan de l’office de tourisme indien « Incredible India » ou « Inde Incroyable » ne pourrait pas être plus juste. Ce pays, ou sous-continent, est tout simplement IN-CROY-ABLE.
Et après bientôt 2 mois sur place, je n’ai pas encore décide si je l’adore ou le déteste…
 
Samedi 22 mars 2008

Jérôme avait proposé à ses parents et à son frère de venir les rejoindre, Hélène et  lui pour partager un peu leur aventure.

Nous avons dit banco et, venant de Paris, nous nous sommes retrouvés le 15 février à l’aube à l’aéroport de MADRAS (Chennai), pour un périple de 2 semaines.
Dès le premier jour , nous sommes subjugués par ce pays et frappés par des chocs multiples : visuels , sonores , climatique , esthétique , olfactif ( encens , parfums , épices , mais aussi pollution et égouts à ciel ouvert ), choc culturel et religieux ,à la vision des temples et de la ferveur de la population.
 
Jérôme a loué une voiture, et nous allons ainsi parcourir 1700 Kms
 Nous avons un chauffeur; ici ce n’est pas un luxe et d’ailleurs un conducteur occidental ne pourrait survivre très longtemps au mode de conduite indienne, avec passage en force à la limite de la collision.
Nous traversons le Tamul Nadu, visitons Pondichéry, ancien comptoir Français, sur les traces du major Duplex, représentant de Louis XV et administrateur de la compagnie des indes.
Nous traverserons les plantations de thé du Kerala 
undefined
et ferons halte dans un parc national, pour une promenade à dos d’éléphant. 
undefinedNous atteindrons la cote du sud ouest à Fort Cochin, naviguerons sur les back waters, visiterons plus au nord un autre parc peuplé de singes, d’écureuils malabar géants et d’éléphants, dont nous croiserons un spécimen sauvage.
undefined
 Nous découvrirons enfin l’Inde moderne à
Bangalore, capitale de l’état du Karnataka avec ses 5 millions d’habitants. La, nous rencontrerons des amis indiens d’amis Français , qui nous ferons visiter la silicone vallée Indienne avec ses centres de recherche, dont ceux de NOKIA , MICROSOFT …) et nous recevrons chez eux …. dans leur  demeure à l’échelle de cette ville.
par Patrice Philipps publié dans : Inde
Samedi 22 mars 2008

Ah la la 1 Philipps c’est déjà fatigant, mais 4 c’est exténuant J Ils sont tellement plein d’energie !

C’est que lors de ces 2 semaines, avec notre voiture avec chauffeur, on a eu un rythme qu’on n’a pas d’habitude quand on est tous les 2 en transports en commun.
Visite de temples de ouf, 


undefined
undefinedundefinedundefinedundefinedundefined
Pondichery, Auroville, undefined
ballades dans un parc national et petit tour a dos d’éléphants pour les Philipps, avec en prime le droit de donner son bain a l’éléphant, 
undefined
undefined
massages ayurvédiques, ballade en house-boat sur les back waters avec dégustation d’eau de coco récoltée juste pour nous,
 undefined
visites de jardins a épices, de plantations de thé, undefined
Cochin et le theatre traditionnel Katakali
undefined
Mysore, Bangalore...
Un programme tellement charge qu’il va nous falloir une bonne semaine de repos en bord de plage pour être d’attaque à l’arrivée de mon frère pour la decouverte du Rajasthan !
par Hélène publié dans : Inde
Samedi 15 mars 2008

On en voit beaucoup moins que d’hommes dans les rues, les restaurants, les bars etc. Mais où sont les femmes indiennes ?

Voici quelques petits éléments de réponse, et quelques digressions sur la place de la femme en Inde.
 
Element fondamental d’explication : le mariage est très souvent arrange, même maintenant, et les parents de la fille doivent payer une dot aux parents du mari. Une fois mariée, la fille ira vivre dans la famille de son mari.
L’homme est donc doublement utile : il permet a ses parents de récolter une dot et les entretiendra une fois ceux-ci vieux.
La femme elle est une double perte : non seulement il faudra débourser une dot pour la marier, mais en plus elle quitte sa famille, devenant une ressource pour sa belle famille.
Ce qui a amené, dans le passe et même encore maintenant, a une vive préférence des parents pour un nouveau ne de sexe masculin plutôt que féminin. D’où des petites filles avortées, tuées la naissance ou négligées en terme de soins et d’alimentation. Conséquence, le recensement de 2001 (2001 c’est quand même pas si loin !) en Inde a révélé un fait inquiétant : la proportion de filles âgées de zéro à six ans était passée de 945 à 927 pour 1 000 garçons depuis le recensement de 1991. Autrement dit, au cours de cette seule décennie, l’Inde a accumulé un déficit de 35 millions de femmes. Ainsi, dans certains états, 20 % des hommes au moins risquent de rester célibataires. On a d’ailleurs répertorié des cas d’épouses « importées » des États plus pauvres de l’est du pays.
Et même si l’état essaie de désamorcer cette tendance, cela doit encore exister car on a croise beaucoup de familles de 2,3 ou 5 garçons, et pas de filles, et jamais le contraire ! Bizarre, non ? Et a la question « Avez-vous des enfants ? » , les parents sont toujours très fiers de nous annoncer avec un grand sourire: oui, 3 garçons ! Et nous, on ne peut s’empêcher de l’imaginer en train de noyer ses 2 petites filles… malaise en Inde.
Ce système de dot a aussi un autre effet : des femmes mariées - dont les parents n’ont pas pu payer toute la dot promise ou dont les beaux parents sont gourmands – victimes d’« accidents » ménagers dans lesquels la bombonne de gaz explose mystérieusement alors qu’elles font la cuisine….Le veuf peut alors se remarier et ses parents toucher une nouvelle dot…
 
Un autre bon moyen de se débarrasser de votre femme quand elle devient encombrante : déclarer que c’est une sorcière, et du coup la tuer. Je ne lis par le journal tous les jours mais ça fait déjà 2 cas que je lis.
J’ai aussi lu un cas sur une femme lynchée a mort par les villageois car adultère…charmant !
Bien évidemment ce genre de cas n’arrive pas tous les jours, pas partout, et je l’espère, doit être en régression.
 
Il n’empêche. Le rôle de la femme n’est pas glorieux, et sa liberté et sa sécurité limitées. On voit toujours beaucoup plus d’hommes dans la rue que de femmes. A part celles qui travaillent, les femmes aux foyers ne sortent que pour faire leurs courses. Ainsi a certains moments de la journée, comme le matin très tôt ou le soir, ou dans certains endroits comme les bars, on ne croise que des hommes.
C’est que les rues ne sont pas très sures pour les femmes seules, et le viol semble être un risque….
Je n’ai pas de chiffres sur le nombre de viols mais il est sans doute important, et j’ai lu depuis mon arrivée plusieurs cas de touristes étrangères violées (rassurez vous Papa Maman elles voyageaient seules. Moi j’ai Jeronimo pour me protéger.)
C’est inquiétant, mais ce qui l’est encore plus, ce sont les déclarations des autorités d’une des régions concernees. Cela tient en 3 points :
1/ le nombre de viols a augmente parce que le nombres de touristes a augmente
2/ ces viols se produisent car les touristes ne respectent pas les règles. Quelles règles ? Nulle part je n’ai vu de panneaux ou de prospectus informant les touristes de règles à respecter.
3/ En plus, les touristes restent souvent plus longtemps que le temps autorise par leur visa.. Ouais d’accord et quel est le rapport avec le fait qu’elles se fassent violer ?
Donc des explications/justifications à la manque, mais surtout aucun mot concernant les mesures que les services concernes pourraient prendre pour enrayer le problème. Tout a fait révélateur de la pensée générale….
 
Parce que c’est bien beau de faire des wagons de trains réserves aux femmes, ou des hôtels réserves aux femmes, mais c’est surtout le comportement des hommes qu’il faudrait changer.
Dans un article sur le rôle de la femme en Inde, un journaliste résumait très bien la pensée commune : un male est un male, on ne le changera pas, la femme le sait, alors a elle de faire attention et de ne pas le provoquer. Donc a elle de ne pas se balader dans la rue ou de prendre le bus a des heures « dangereuses », a elle de ne pas s’habiller ou se comporter de manière provocante. Ce serait pas une vision réduite de la liberté des femmes, ça ?
 
Quant à moi, occidentale, qui regarde les hommes dans les yeux et m’habille avec des vêtements moulants et décolletés, je suis une pute !
J’ai lu dans mon bouquin (« Holy Cow » en anglais que je vous recommande) qu’en Inde le seul moyen de différencier une pute d’une autre femme quand on se ballade dans la rue ce n’est pas ses vêtements, c’est son regard. La femme normale baisse les yeux quand un homme la regarde. La pute regarde l’homme dans les yeux. Comme une occidentale ! Comme moi !
 
Résultat : les hommes qui respectent les femmes les ignorent.  Ainsi j’entends tous les jours des « Hello Sir » adresses a Jérôme sans jamais entendre a la suite «  Hello Madam », quand je pose des questions au restaurant ou a l’hôtel on m’ignore et on préfère s’adresser a Jérôme, et quand je paie au restaurant ou dans un magasin, on rend invariablement la monnaie a Jérôme. Je comprends que ça puisse être un signe de respect, en opposition a tous les hommes qui me fixent sans gêne aucune, mais pour une femme occidentale et un tout petit peu « féministe »comme moi, c’est rageant !
D’autant plus qu’une autre question se pose a moi. On m’a explique que cette manière de m’ignorer est un signe de respect, non pas pour ma personne mais pour la femme que je suis. En effet, chaque femme est la femme, la mère ou la sœur d’un autre homme et mérite donc respect. D’accord mais dans ce cas la ce n’est pas moi qu’on respecte en ayant cette attitude réservée, c’est l’homme qu’on imagine derrière moi…
par Hélène et Jérôme publié dans : Inde
 

Un petit aperçu..

Newsletter

Inscription à la newsletter
 
 
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus