REVES DE VOYAGES

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"Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un
beignet, mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage" (Marek Halter)
 

Femmes en saris aux couleurs et aux motifs chatoyants, dieux innombrables mais toujours kitch, rondes d’épices, d’odeurs, de saveurs, de couleurs, villes a l’air pollue et aux bruits de klaxons incessants, l’Inde ne cesse de stimuler nos sens et notre esprit…parfois jusqu'à saturation.

On dit souvent de l’Inde qu’elle ne laisse personne indifférent : soit on l’adore, soit on la déteste. C’est vrai : de tous les pays que nous avons visite lors de notre voyage, l’Inde est définitivement le pays le plus choquant. Et certainement pour moi le pays le plus difficile. Bien plus que l’Afrique.
Le slogan de l’office de tourisme indien « Incredible India » ou « Inde Incroyable » ne pourrait pas être plus juste. Ce pays, ou sous-continent, est tout simplement IN-CROY-ABLE.
Et après bientôt 2 mois sur place, je n’ai pas encore décide si je l’adore ou le déteste…
 

Juste 1 anecdote

Si vous voulez nous rejoindre en route...il faut quand même que vous ayiez une petite idée du "où" et "quand". Voici donc notre planning tentatif...Il peut être amené à changer en cours de route, mais ça vous donnera déjà une bonne idée de l'itinéraire. Ensuite contactez-nous histoire qu'on s'organise ensemble !

02 avril - 02 juillet 2007 : Sénégal, Mali, Burkina Faso, Bénin, Togo

30 juillet - 18 septembre : Bolivie, nord du Chili

18 septembre - 25 septembre : île de Pâques

25 septembre-20 octobre : quelque part au Chili à un évènement chamanique (devinez qui a eu cette idée ?!)

21 octobre - 21 novembre : Brésil, côtes autour de Rio

21 novembre - 10 janvier : Costa Rica, Nicaragua...Guatemala, Mexique

12 janvier - 20 mars : Chine (sud et ouest), Laos, Thaïlande

21 mars - 20 juin : Inde, Népal

20 juin - 30 juillet : Cambodge, Vietnam

Nous 2

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  • : 28 ans & un très beau projet commun : un voyage de 16 mois qui nous emmenera en Afrique, Amérique du sud, Asie...C'est un des trucs que j'aime chez Jérôme : avec lui je fais des trucs que, seule, j'aurais rêvé de faire mais n'aurais jamais faits...
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Lundi 4 février 2008

Vous avez certainement vu le fameux film de je ne sais plus qui avec Leonardo Di Caprio, Virginie Ledoyen et Guillaume Canet. 

Film qui se deroule en Thailande, et qui a ete tourne sur l’ile de Koh Phi-Phi (prononcer Pipi…il y a des endroits comme ca qui on des noms remarquables…un peu comme le lac Titicaca). 

Une ile qui est donc censee d’apres les images du film etre idyllique. 

Nous decidons donc, apres notre nouvel an plein d’aventures a Koh Lanta, d’aller nous reposer sur les plages, desertes dans le film, de Koh Phi Phi. 

Nous, plus quelques milliers d’autres touristes qui ont aussi vu le film et ont aussi lu dans le lonely planet et les milliards de brochures touristiques sur Koh Phi Phi que c’etait « The Beach ». 

Nous voila donc sur une ile super touristique, blindee de monde, qui etait censee d’apres notre guide datant de 2005 jouir d’une reconstruction limitee apres le tsunami, mais qui en fait est le theatre d’une reconstruction completement anarchique et qui n’en finit pas. Chaque centimetre carre du centre de l’ile est reconstruit, les edifices se superposent (la seule vue que les gens de l’hotel derriere chez nous ont c’est le mur de notre salle de bains), et ils n’arrivent pas a gerer la recolte et le traitement des eaux usees. Resultat : des odeurs nauseabondes qui remontent parfois jusqu’a notre chambre… 

Quant aux touristes, ce ne sont que des jeunes de differents pays venus la pour faire la fete et pour chopper : des mecs deja bourres a 9h du soir et qui rentrent apres a toute heure de la nuit en faisant du bruit, et des nanas…toutes clonees : blonde platine avec des mini mini robes et un sourire niais ! C’est pas trop pour nous, la. 

On avait prevu de rester 3 ou 4 nuits, mais l’envie nous prend de repartir des le lendemain matin… 

Mais bon c’est quand meme con de ne pas voir la plage de The beach (qui est en fait sur l’autre ile de Ko Phi Phi a quelques km). Nous voila donc embarques dans un long tail boat (une espece de grande barque en bois avec moteur) le lendemain pour une excursion a la journee pour visiter plusieurs spots dont cette fameuse beach. 

Premier spot pas trop loin, juste a la sortie de la baie, on snorkelle c’est joli tout va bien. Puis on part vers Bamboo Island…et la l’enfer commence. Il y a quand meme quelques kilometres pour arriver a l’ile, il ne fait pas super beau, la mer est un peu agitee, et notre conducteur n’est pas super delicat…On se prend plein plein d’eclaboussures, on est trempes completement, on a froid, on fait ce qu’on peut pour proteger les sacs. Et je vous avoue que des souvenirs du lac Togo reviennent me hanter et que je me dis que je devrais mettre mon masque et mes palmes pour etre prete au cas ou, et que je commence deja a calculer quelle cote est la plus proche pour nager. Finalement on y arrive, effectivement c’est tres joli, on s’y pose pour dejeuner. On a juste le temps de secher et nous voila repartis. Cette fois le conduteur fait un peu plus attention et on est moins trempes, la journee repartirait-elle du bon pied ? 

On arrive donc sur Monkey Beach, une plage fameuse car vous l’avez devine il y a des singes. Sauf que c’est devenu un passage oblige de tous les touristes, c’est donc blinde de touristes qui donnent a la queue leu leu des bananes a 3 pauvres singes…qui sont devenus obeses ! 

Ils sont tellement enormes que j’en suis sure ils doivent avoir du mal a se deplacer…sans parler de pouvoir sauter d’arbre en arbre (pas comme la famille de singe qui passait matin et soir sur notre toit et notre terrasse a Koh Lanta et en profitait pour jouer avec les affaires qu’on faisait secher et qu’on retrouvait eparpillees…). Elle devrait s’appeler Fat Monkey beach, cette plage ! 

Pas memorable cette excursion jusque la. 

Mais c’est le moment de se diriger vers The Beach, peut etre que tout va changer…

Ce qui change, c’est que le conducteur s’est fume un enorme bang dans son bateau en nous attendant et qu’il a les yeux tout petits tout plisses et qu’il recommence a conduire comme un ouf. On arrive tout trempes. Tout geles. 

Et voila c’est the beach. Soit c’est joli. Ce doit etre tres sympa quand il fait beau, que le ciel est bleu, qu’il fait chaud (parce que la c’est la fin de journee donc il fait pas super chaud, le ciel est gris, c’est moins sexy), et qu’il n’y a personne. Ce qui evidemment n’est pas le cas. 

On est tous tellement enchantes par cette journee que quand le conducteur (un autre, ils ont echange on sait pas trop pourquoi) nous demande si on veut aller aux 2 prochaines sites de la visite ou rentrer, on choisit tous de rentrer… 

Bon on aura vu The Beach…mais c’etait plutot l’enfer que le paradis ! 

par Hélène publié dans : Asie
Mercredi 30 janvier 2008

C’est tres facile, louez une motobike (j’ai pas encore bien compris si c’etait une mobylette, un scooter ou une moto), partez a l’autre bout de l’ile (ou de la ville si vous etes en terrain moins exotique…ou de Lille si vous etes dans le nord ! Trop drole Helene ! L’ile, ville, Lille, vous avez compris ?), avec seulement 2 litres d’essence dans le reservoir. 

Un peu comme ca peut se faire sur une ile, ou en ville ou a Lille, ca doit aussi pouvoir se faire en voiture…mais le degre d’aventure est un peu moindre, avec la possibilite de dormir dans la voiture si on reste coince pour la nuit. Je ne vous le conseille donc pas, ca enleverait du piquant a votre reveillon. 

Revenez de nuit, alors que toutes les stations essence sont fermees et que vous ne reconnaissez pas la route que vous avez parcourue de jour a l’aller. N’oubliez pas de ne pas prendre de pull et de porter une toute petite robe pour la fille (pratique sur le motobike et pas du tout froid la nuit) et des tongs pour le conducteur (aussi pratique). 

Et perdez vous. 

 

C’est ce que nous avons fait. Juste 8 km avant d’arriver chez nous, on est alles tout droit au lieu de bifurquer, et on a parcouru environ 30 km avant de se rendre compte que la mer etait du mauvais cote…ce qui voulait dire qu’on avait traverse l’ile et qu’on la redescendait, mais sur la mauvaise cote. On se disait bien chacun en notre fort interieur que la route paraissait longue (tu m’etonnes 30 km au lieu de 8 !), qu’on ne reconnaissait pas vraiment, que ca paraissait bien calme alors qu’on etait cense traverser des villages un peu touristiques, mais on ne s’est ecoute que tardivement (morale de l’histoire : ecoutez vous !). 

On repart donc en arriere, en priant qu’on ne tombe pas en panne. Je suis meme obligee de descendre de la motobike et de courir a cote (en tongs egalement) dans les grosses montees. Pour economiser de l’essence…et aussi il faut bien l’avouer parce que l’engin n’arrive pas a grimper avec nous 2 dessus. Et comme je ne sais pas conduire ce truc, c’est moi qui court ! Mais quand meme je ne comprends pas on a croise d’autres couples sur des motobikes dans des pentes qui arrivaient en haut sans probleme. Ce doit etre une question de puissance du moteur…ou de manœuvres du conducteur…(mais non surtout pas de poids, et de trop de chocolat). J’ai quand meme la joie de me faire des admirateurs qui doivent certainement apprecier mon jeu de jambes de sprinteuse en montee… 

Enfin bref on repart, on refait la route en sens inverse, sans racheter d’essence parce que tout est ferme et que comme ca c’est plus drole le suspens est a son summum jusqu'à la fin…et oh miracle on arrive a bon port a 23h30. 

Juste le temps d’acheter une glace et de remonter a notre hotel en haut de la cote. Jerome en motobike et moi a pieds…avec cette fois le petit plaisir en plus du chemin caillouteux plein de bosses et de trous et pas du tout eclaire (je profiterai quand meme pendant quelques secondes de la lumiere des phares de Jerome pendant qu’il me double !). 

Tout ca pour arriver au bar de l’hotel a 23h45, juste a temps pour le super feu d’artifice qui doit avoir lieu sur la plage…qu’on attendra jusque 00h30 avant de desesperer et d’aller se coucher. 

Entre temps bien sur c’est devenu le 1er janvier et c’est l’anniversaire de Jerome (pour ceux qui auraient oublier de lui souhaiter il est encore temps…c’est un peu comme pour la bonne annee vous avez jusque fin janvier !). 

Eh ! J’ai oublie de vous dire ou cette incroyable aventure de survie, d’endurance, de courage et de pugnacite s’est deroulee : a Koh Lanta !!! Et Jerome qui regrettait d’avoir postule 3 fois sans etre retenu…son reve est devenu realite. 

par Hélène publié dans : Asie
Mercredi 23 janvier 2008

Au moment de vous raconter notre transport 2007 le plus hard, on s’est trouve hesitants, le choix est tellement dur. Il faut dire que les transports constituent la source la plus importante de nos aventures de voyage…. 

On a donc fait une selection et on vous propose de voter (via vos commentaires…on a pas encore de numero de telephone special pour « Taper 1 »). 

Les nomines sont : 

1/ Le bus Tarija-frontiere Argentine en Bolivie.

Les boliviens, de tous les pays d’Amerique du sud qu’on a vus, c’est les champions du bus pourri, et de la route pourrie. Donc quand on combine la route non goudronnee, en cailloux, poussiere et pleine de trous, avec le vieux bus russe des annees 50, sans clim (donc on ouvre les fenetres et on respire de la poussiere a plein poumons) et surtout sans amortisseurs, ouahhh ! 

J’ai emmene des soutifs qui tiennent bien quand meme, en prevision de trajets qui bougent, mais la mes seins ont pris cher. J’ai eu peur qu’ils ne se tranforment en gants de toilette de maniere anticipee… 

Et c’est la premiere fois ou j’ai egalement senti mes organes dans mon ventre etre secoues par la violences des chocs… 

Pour voter pour ce transport, taper « bus pourri sans amortisseurs sur route pourrie » 

 

2/ Un bus de nuit au Nicaragua.

On a attendu le bus plusieurs heures dans la nuit dans une salle d’attente en plein air ou les cafards se balladent jusque sur l’accoudoir du siege ou je suis assise ! On monte dans le bus, ou il y a encore des cafards, nous sommes les seuls touristes, et on part sur des routes paumees loin de la civilisation. Mais meme si le bus est pourri et qu’il y a des cafards dedans, ils ont quand meme la tele et nous passent un film  pour bien commencer le trajet : « les touristes ».  Une belle histoire pas du tout effrayante sur de jeunes touristes (un peu comme nous) qui prennent le bus au Bresil (on est au Nicaragua mais bon…un peu comme nous), ont un accident de bus (oh non !), et se font enlever (…on commence un peu a se sentir mal a l’aise…tout seuls avec tous ces locaux dans le bus) par un docteur fou, qui leur volent leur organes en leur expliquant pourquoi (pour les reimplanter sur de petits bresiliens...histoire de reequilibrer la balance apres tous les organes voles ou vendus au Bresil pour des occidentaux) alors qu’ils sont encore vivants et juste anesthesies sur la table d’operation (au secours ! est-ce qu’au Nicaragua aussi ils ont du traffic d’organes commes au Bresil ?). Bonne ambiance ! 

Pour voter pour ce transport, taper « les touristes ». 

 

3/ Encore au Nicaragua, juste apres ce bus d’ailleurs.

Quel trajet ! Une espece de barque en plastique avec moteur pour remonter la laguna de perlas (qui a d’ailleurs un tres joli nom mais n’est finalement pas si jolie que ca. Tout ca pour ca !). Le trajet dure bien 2 heures et comme on est montes les derniers on a les places de devant. Pas tres habitues, on ne sait pas encore que c’est la que c’est le plus tape-cul. Sauf que la c’est pas juste tape-cul, c’est decroche-organes ! Je vous jure ca ne m’etait arrivee qu’une fois dans ce bus en Bolivie, mais meme la c’etait pas si fort…c’est horrible c’est tres douloureux dans mon ventre, chaque fois que le bateau tape sur l’eau je sens des trucs, je suppose que ce sont mes organes, qui bougent sous le choc et j’espere vraiment qu’ils sont bien accroches les uns aux autres et qu’ils ne vont pas se decrocher… 

Pour voter pour ce transport, taper « le bateau decroche-organes »  

 

4/ Le bateau pour aller a Roatan.

L’ile de Roatan est a 50 km de la cote caribeenne du Honduras. Comme c’est un super site de plongee (c’est pour ca qu’on y va), c’est blinde de touristes americains. Du coup les infrastructures sont nickel. Gros bateau hyper moderne avec clim et DVD. Sauf qu’il a beau etre gros (et donc dans ma tete stable) et la mer un peu agitee mais pas beaucoup, ca remue grave la dedans ! 

On se considere tous 2 comme ayant plutot des estomacs bien accroches, donc ca m’a fait doucement rigoler quand l’equipage de bord a distribue des sacs a vomi. Pas assez d’humilite, ma fille ! 10 minutes apres le depart, tout le monde dans le bateau est nauseeux (nous compris), ceux qui n’ont pas pris le sac a vomi le regrettent, les toilettes sont prises d’assaut. On voit meme des gros costauds super balaises et super dignes devenir tout verts et foncer aux toilettes. Mais Jerome et moi resisterons ! Jerome je ne sais pas comment (dans ces cas la chacun pour soi !) mais moi en me concentrant sur ma respiration, comme au yoga (merci Valerie !). 

Pour voter pour ce transport, taper « le bateau qui te rappelle tes soirees etudiantes ou tu rentres tout bourre et il y a tout qui tourne »  

 

5/ La route Chiang Mai  - Pai en Thailande. 

Route parfaitement goudronnee, suffisamment large, mini bus moderne tout confort ou on a meme 3 places pour nous 2. Pourquoi ce trajet apparaît-il dans cette liste ? 

Parce que nous n’avons jamais vu une route de montagne ou les virages sont si escarpes et s’enchainent sans ligne droite, et ou le chauffeur conduit si vite. Ca tourne, ca tourne, et on dirait que le chauffeur fait de la formule 1 ! Bilan : sur 8 ou 9 passagers, 2 gerbis a l’aller (sans que ca fasse s’arreter le chauffeur. Heureusement c’etait des japonaises, bien organisees et elles ont fait ca proprement dans leur petit sac plastique pendant qu’on roulait) et 2 ou 3 au retour…Pas nous ! Mais on etait pas loin …On est contents de pas avoir trop mange au petit dej, et de pas avoir fait l’erreur a la pause a mi parcours de croire que c’etait fini et de manger un truc… 

Pour voter pour ce transport, taper « Sega Rally championship a la montagne»  

 

6/ Sans oublier of course notre fameux « naufrage du lac Togo ».

Pour ceux qui ne s’en souviennent plus ou qui ont loupe l’histoire, vous pouvez relire notre article (c’est le numero 18). Mais tellement enorme que hors categorie… 

par Hélène publié dans : Asie
 

Un petit aperçu..

Où sommes nous ?

Que font les mamies brésiliennes le samedi soir ? 

Vous croyez qu´elles tricotent tranquillement à la maison, ou si elles sont un peu plus funky, elles jouent au bridge ? 

Point du tout ! Elles dansent la samba !!! Au milieu des enfants, des jeunes et des moins jeunes. Tout le monde se retrouve à la Samba School le samedi soir. 

Et je peux vous dire qu´elles n´ont rien à envier aux petites jeunes : Talons hauts, toutes apprêtés et maquillées, elles s´éclatent ça se voit et ça se déhanche grave ! 

Pourvu qu´on soit pareil à leur âge !

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