Après
C`est que je n´ai jamais mis les pieds aux States, moi, et une de mes copines vit là-bas, c´est donc l´occasion d´aller découvrir le rêve américain.
Même si Miami est quand même sacrément latino : on y a plus parlé espagnol qu´anglais?.
Gros 4x4 ou hummer, maisons de plein pied avec le petit gazon devant et pas de barrière, malls tellement grands et bruyants qu´au bout d´une heure on en peut plus, gallons de lait ou d´eau, pots de glaces et de chips gigantesques toujours marqués 0% trans fat (a croire que le trans fat doit être un truc bien, s´il n´y en a pas dedans), plein de variétés de pop corn à faire cuire au micro ondes, des beans à toutes les sauces (jamais vu un rayon de beans aussi grand de ma vie !), c´est quand même une découverte culturelle.
Bon rassurez vous on a quand même trouvé le temps au milieu de tout ça d´aller voir le quartier art déco.
Mais il ne s´agit pas de seulement d´observer. Le meilleur moyen de découvrir, c´est quand même d´expérimenter.
On a donc goûté toutes les variétés de Haagen Dazs et de Ben et Jerry´s qui n´existent pas en France, et testé les beans sauce barbecue (extrêmement éc?urant).
J´en ai également profité pour goûter 2 produits que Jérôme m´avait vendus, voire survendus, avec moult éloge :
- les Krispy Kreme ; les donuts concurrents de Dunkin Donuts : encore plus sucrés et tellement éc?urants qu´on a mis 1 semaine à finir la boîte (pas du tout mon genre !).
- le hamburguer de Chez Wendy´s, une chaîne américaine de hamburger genre Mac Do ou Burger King, mais « tellement meilleur » selon Jérôme. Résultat : ça a exactement le même goût qu´un big mac !
Du coup on s´est fait un atelier hamburger maison, bien meilleur mais tellement grand qu´impossible de se le mettre dans la bouche.
Et rien a voir avec les states mais juste parce que la photo va vous plaire : un atelier masque pour cheveux abîmés?et comme on avait pas de serviettes, on a utilisé des sacs plastique !
Puis nous nous sommes repartis les tâches pour expérimenter 2 trucs typiquement américains : La lessive dans le sous-sol de l´immeuble, et le défilé d´Halloween.
- Tout à fait logiquement, n´est ce pas, c´est moi qui me suis collée à la lessive. Résultat : je trouve le concept très bien car ça évite que tout le monde ait une machine et un sèche-linge chez soi. Mais je ne devais pas être très bien réveillée (ou alors c´est parce que j´ai beaucoup blondi en bronzant sur les plages du Brésil ?) et j´ai d´abord passé le linge au sèche-linge (avec de la lessive), puis dans une machine a laver qui n´était pas branchée au tuyau d´eau (en même temps quelle drôle d´idée de ne pas mettre de pancarte dessus pour indiquer qu´elle ne marche plus), avant d´enfin réussir ma mission. Ca fait quand même 4 allers-retours à la laverie...
- Jérôme, le mâle fort et sans peur, a affronté les créatures les plus effrayantes du défilé d´Halloween et même poussé la dévotion pour vous et pour ce blog jusqu´à poser avec elles pour quelques photos :












Conclusion : aux States tout est énorme, sauf les déguisements d´Halloween !
Arrivée a Rio : grosse pression sur mes épaules (ou sur mes cuisses ?). La brésilienne est quand même réputée comme étant canon : longs cheveux noirs brillants, corps magnifiquement fait (ou refait) ? fesses hautes et rebondies, jolie poitrine opulente, ventre plat ? le tout ?emballe? dans un mini bikini très échancré, ?ça va être dur dur de se sentir a l´aise sur la plage.
En tous cas c´est ce que je croyais?Jusqu´a ce que j´arrive sur la plage d´Ipanema, le quartier le plus chic de Rio, ou j´ai élu résidence. Et pas n´importe où sur la plage d´Ipanema : au poste de secours numéro 9, censé être The place où se retrouvent les plus beaux et les plus belles Cariocas (c´est comme ça qu´on appelle les gens de Rio : c´aurait aussi pu être Rionais, oh oh, mais non ¡). Et oui moi aussi je vais au poste 9 !

Car je vous le dis moi, la brésilienne est un mythe ¡
Non pas qu´il n´y en ait pas des canons. Il y en a qui affichent effectivement tous les attributs cités plus hauts, plus de magnifiques yeux bleus pour certaines (issus de leur ascendance portugaise je pense), d´autant plus remarquables sur leur peau mate.
Mais il y en a aussi des grosses, des qui on de la cellulite etc.? Oui oui oui ¡ Comme chez nous ¡
Et dixit des mecs allemands rencontrés la bas, « Bien qu´il y en ait de très belles, la moyenne est identique à celle de France ou d´Allemagne ». Histoire de vous démontrer que ce n´est pas juste de la jalousie de nana qui parle?mais bien une certaine objectivité !
Par contre il y a quand même effectivement un aspect du mythe qui se révèle vrai : le mini bikini.
Et ça, jeune ou moins jeune, petite paire de fesses bien galbées ou bien enrobées ? voire obèse (j´en ai vue?par contre je me dois de souligner quand même que même obèse la brésilienne a la fesse haute !)-, cellulite ou pas, et même boutons sur les fesses ou pas (si si j´en ai vus aussi?c´est qu´on est tellement quichés sur la plage à Rio qu´on partage tout avec nos voisins de serviette, ou plutôt de paréo puisque là-bas c´est le paréo qui règne !).
Du coup finalement ce n´est pas en faisant le tri entre les bien foutues et les autres (comme je le croyais au début) qu´on repère les brésiliennes des étrangères, c´est en regardant la taille de leur bikini : si on voit 2/3, voire ¾, voire toute la fesse, elle est brésilienne, c´est sûr !
Ce qui peut d´ailleurs constituer un problème pour la touriste étrangère : Impossible de s´acheter un maillot de bain qui ne soit pas un mini bikini !
Mais en quoi ça consiste précisément ce mini bikini ?
C´est un bas de maillot de bain qui va du tanga au string, et un soutien gorge triangle. Mais le triangle, au lieu être presque équilatéral comme chez nous, est plutôt un isocèle (eh oui je vous fais réviser un peu votre géométrie, ça ne fait pas de mal !) ayant le côté du bas très étroit : c´est à dire juste suffisamment large pour cacher le téton.
Vous imaginez bien ? Ou vous avez besoin d´un dessin ? Ou d´une photo ? Allez messieurs, profitez en, Jérôme s´est dévoué pour vous aider à mieux visualiser cette curiosité culturelle ! Qu´est ce qu´il est sympa quand même !

Mais attention, même si la surface cachée ne s´élève finalement qu´à quelques tout petits centimètres carrés, hors de question de tomber le haut. C´est inenvisageable au Brésil !
Tomber les bretelles histoire de ne pas avoir de marques quand on met un joli petit haut reste une prérogative de la touriste.
Je me pose juste une question : pourquoi avoir des traces de bretelles mais ne pas en avoir sur les fesses ?
C´est certainement une subtilité de la culture brésilienne que je n´ai pas percée à jour.
Tout comme ce paradoxe qui fait que coexistent 2 attitudes a priori pour moi en tous cas contradictoires.
D´une part cette liberté par rapport aux canons physiques et ce côté j´assume et j´aime mon corps et je le montre quel qu´il soit. Génial et décomplexant !
Et d´un autre côté cette profusion de salles de fitness ou l´on aperçoit les gens en train de courir sur leur tapis roulant en regardant la télé (et là Jérôme dit : non mais vraiment pourquoi ne vont-ils pas courir sur la plage ?) pour sculpter parfaitement leur corps, et la chirurgie esthétique. En effet, même si chaque brésilienne n´a pas sa paire de faux seins et ses fesses en silicone, on aperçoit quand même pas mal de filles, dont certaines très jeunes, ayant des faux seins.
D´ailleurs j´avoue que j´ai découvert une nouvelle loi de la gravité : je savais déjà que debout les faux seins restaient hauts et bombés. Mais avez-vous déjà vu des faux seins (et leur propriétaire) allongés sur la plage ?
Alors que les vrais s´aplatissent et s´affaissent sur le côté extérieur (oui je sais c´est pas très glamour, mais c´est vrai?en tous cas pour les miens !), les faux eux restent bien centrés et parfaits comme un joli volcan couronné d´un mamelon : ah la gravité !
Enfin voilà pour la brésilienne : je lui ai réglé son compte !
Et 1 mythe de tombé, 1 ! (non non je vous assure il n´y a aucun acharnement de ma part ,-) )
Et je me sens déjà pas mal décomplexée?
Jusqu´à ce que j´entende en rentrant à l´hôtel que 6 norvégiennes arrivent bientôt. Suédoises, norvégiennes, même combat, voilà l´autre mythe de la beauté féminine : la grande blonde élancée au visage parfait et aux yeux clairs?
Vous imaginez la réaction des mecs de l´hôtel ? Ils ont un sourire béat sur le visage rien qu´en les imaginant?.
Et moi je me dis ou la la la ça ne va pas être très bon pour mon ego, ça?
Jusqu´à ce que je les vois.
La première que j´aperçois est canon? ouille ! Grande, blonde, cheveux longs et raides, yeux bleus, corps parfait du à ses nombreuses années de volley, qu´elle met d´ailleurs en avant avec un mini short de volley et une brassière, découvrant un ventre plat et parfaitement dessiné? (mais bon quand même elle a les dents un peu niquées?je suis mauvaise ! elles ne sont juste pas parfaitement alignées?c´est qu´il faut bien lui trouver un petit défaut quand même !)
Mais quel soulagement quand je me retrouve autour de la table avec les 5 autres : je zyeute, j´évalue, je juge?allez 1 très jolie, 1 pas mal, et le reste va de normal a très très enrobée. Ah je me sens mieux, tout de suite !
Confirmation quelques jours plus tard quand une seconde fournée de norvégiennes arrive rejoindre les autres.
Au total sur une 12aine: 2 vraiment jolies !
Et de 2 mythes qui s´effondrent !
Et de 1 ego (le mien) qui remonte !
Qu´est ce qu´on se sent bien, finalement?c´est qu´on est plutôt contente de soi, après ça?
Bien sûr je plaisante (un peu) et j´en rajoute (beaucoup).
Mais quel était le fil rouge de cet article déjà ? Juste de vous dire, mesdemoiselles et mesdames, que nous n´avons aucun complexe a avoir.
Soyons bien dans nos corps et montrons les !
Il y a du charme dans les rondeurs, les courbes et les imperfections...
Et les mecs dans tout ça ?
Quelques spécimens remarquables, mais pas pour autant attirants, par leur corps body buildes. Il faut dire qu´en plus des salles de fitness on trouve sur la plage plein d´appareils de muscu. Du coup on croise plein de mecs allant ou revenant de la plage torse nu juste histoire d´exhiber leur pecs complètement dystrophiés!

A part ça et le fait qu´ils jouent au volley avec la tête et les pieds (pays du football oblige), rien de spécial ?
Je dois dire que pour l´instant il n´y a qu´un seul endroit ou j´ai trouve une concentration de beaux mecs supérieure a la moyenne : c´est sur l´île de Pâques. Ce qui rend l´apéro au bord de la plage à regarder les surfers au coucher du soleil d´autant plus intéressant (tu croyais vraiment que c´est la qualité de leur surf que j´appréciais, chouchou ?)
Peut être parce que les standards de beauté auxquels je suis habituée en France sont élevés ?





Perdue au milieu de l´océan pacifique, à 4000km de Santiago du Chili, à 3700km de Papeete, on trouve une petite île d´une superficie de 170km2. Nous la connaissons sous le nom de l´île de Pacques (tout simplement parce qu´elle a été découverte le jour de Pâques).
Ses habitants eux, l´appellent Rapa Nui (prononcer rapa nouille ; je sais c´est bête mais je ne peux pas m´empêcher de trouver ça drôle), le nombril du monde.
Géographiquement, elle fait partie de
Légalement elle est chilienne. Les Rapa Nui, je ne sais pas si c´est la majorité mais en tous cas ceux que nous avons rencontrés, réclament l´indépendance et parlent du Chili comme d´un envahisseur.
Mais le contrôleur de l´aéroport de Santiago, quand je lui dis que je reviens de Rapa Nui, s´empresse de me corriger : on dit île de Pâques et non pas Rapa Nui !
Tout est question de vocabulaire…
Un peu comme en Argentine où dès qu´on entre ou sort du pays on aperçoit aux postes frontières des panneaux officiels affichant : les îles Malouines sont argentines !
Quelque soit le nom qu´on lui donne, cette île, bien que moins mystérieuse que ce que je pensais, est un havre de paix pour le voyageur...
Paysages verdoyants dans lesquels se baladent vaches et chevaux en liberté, volcans éteints aux cratères transformés en lacs, cotes rocheuses battues par les vagues bouillonnantes, et mer à perte de vue…le tout parsemé de moais (ces fameuses statues qui font la légende de l´île) à l´air digne et serein.


Il faut dire que les 3900 habitants sont presque tous concentrés dans la seule ville de l´île, et que les touristes (majoritairement des japonais qui vont en vacances en Polynésie et en profitent pour faire une petite excursion a l´île de Pâques) ne font que des excursions organisées et ne sortent pas des sentiers battus. Jérôme et moi sommes donc presque seuls dans la campagne.




Alors nombril du monde ou bout du monde, je ne sais pas, mais on s´y sent seul au monde…





