Ce sont des vrais ¿ (Non je ne parle pas de seins, ni de fesses d´ailleurs, nous ne sommes pas encore arrivés au Brésil ¡). Je parle des crocodiles au bord de l´eau. Nous sommes dans la pampa, aux abords de l´Amazonie. Nous faisons une excursion de 3 jours et nous voilà a peine montés dans le bateau que déjà partout autour de nous des alligators immobiles bronzent la bouche ouverte (en fait ils ne bronzent pas vraiment, ils font le plein de chaleur, car ce sont des animaux à sang froid, et la bouche ouverte leur permet de réguler leur température).

D´ou ma question « ce sont des vrais ? ». En effet il y en a tellement qu´on a l´impression d´être dans un parc d´attraction et pas dans la nature...et qu´au milieu de quelques vrais le propriétaire du parc ait insidieusement inclus quelques statues pour impressionner encore plus les visiteurs... Mais non, ce sont des vrais ¡ Certains d´entre eux s´effraient un peu en nous voyant arriver et plongent dans l´eau. Je ne sais pas qui a le plus peur : eux ou nous (même si les autres vous diraient peut-être que non ils n´ont pas eu peur, je peux vous dire que personne ne met la main dans l´eau ou ne laisse même dépasser un doigt du bateau). On dirait qu´ils se dirigent sous le bateau...je les imagine déjà, comme dans les films, donner des gros coups de queue pour nous faire chavirer et nous croquer ensuite ¡ Heureusement qu´ici les bateaux sont un peu plus solides qu´au Togo ¡
Idem pour la multitude d´animaux que nous verrons pendant ces 3 jours : tous des vrais ¡

Oiseaux, singes, tortues, dauphins roses d´eau douce (qu´on ne trouve que dans quelques coins d´Amazonie, et avec lesquels Jérôme a nagé. Bien sûr ils sont dans la même rivière que les alligators et les caïmans, qu´on aperçoit à quelques mètres de nous quand on nage, mais d´après le guide la présence des dauphins les empêchent de s´approcher. Et tout le monde est très fier de dire que dans cette rivière, contrairement aux autres, il n´y a jamais eu d´accident touriste/alligators...), et piranhas (que nous avons pêchés ¡ Et effectivement ils ont de sacrées dents ¡ Il faut juste ne pas saigner quand on se baigne, sinon ils vous dévorent ¡).
Le seul animal que l´on n´ait pas vu, c´est le cobra ou l´anaconda... Qu´on a pourtant cherché, puisque dans les 3 jours d´excursion, une demi-journée est prévue pour aller chercher le serpent dans un grand champ d´herbes hautes. Voici comment ça se passe : On arrive dans le grand champ (la pampa en fait), et là le guide explique, rapide comme l´éclair et avec très peu de détails ou de recommandations : « L´anaconda est noir et jaune, le cobra marron. Espacez vous de 2 mètres chacun et cherchez. Si l´un d´entre vous en trouve un, appelez moi ». Euh d´accord mais il ne va pas m´attaquer si je le trouve ? D´autant plus que le guide lui se barre a perpette les houilles (ne m´en veuillez pas, les houillois ;-) ) à l´autre bout de la pampa...
Heureusement, peu d´entre nous sont vraiment motivés pour le trouver, le serpent, et on le cherche sans vraiment le chercher. Perso je reste collée a un espagnol et une suisse (le mec devant, les 2 filles le suivant à la trace), on fait beaucoup de bruit en marchant et on parle fort pour être bien sûrs que le serpent nous entendra arriver et s´enfuira avant que nous n´arrivions a lui. Sauf que j´ai récemment vu que l´anaconda attend justement que la proie se pointe, lui marche dessus ou le touche, pour s´enrouler et ne plus la lâcher...avant de la dévorer entière. Donc il ne s´enfuit pas ¡
Heureusement j´ai vu ce reportage après. Et heureusement encore , dans la pampa il ne reste plus de gros anacondas comme avant (ils pouvaient atteindre 9m de long), mais seulement des petits de
Enfin bref, une multitude d´animaux. Et aussi une multitude de touristes.
Ce qui n´a pas été le cas quand nous sommes partis dans la jungle... Là pour le coup, il n´y avait que nous, un autre couple, et le guide et la cuisinière pendant les 4 jours, perdus au milieu de la jungle, de ses grand arbres et de sa multitude de lianes tombantes (d´ailleurs quelle fantastique expérience que de faire de la balançoire sur les lianes : Ouo-ou-oh-ouo-ou-ooooh. Ou A-aaaa-aaaa. C´est le cri de Tarzan, pour ceux qui n´ont pas reconnu ¡).

Et il y a avait aussi évidemment beaucoup moins d´animaux (enfin il y en a autant mais dans la jungle c´est dur de les apercevoir).
Mais quel privilège quand après avoir marché plusieurs heures très lentement et en regardant scrupuleusement où on met les pieds pour ne pas faire de bruit, le guide s´immobilise soudainement et nous fait signe de nous approcher silencieusement (on a un peu l´impression d´être un commando), et on aperçoit une famille de singes à la cime des arbres sautant de l´un a l´autre ¡ idem quand on aperçoit un magnifique couple de perroquets multicolores... Au final notre « tableau de chasse » dans la jungle est très faible en comparaison des milliers d´alligators de la pampa, mais quel bonheur ¡
Et la végétation à elle seule est déjà très...impresionnante ¡



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Et puis on y aura aussi eu quelques petites frayeurs : quand en rentrant d´une ballade nocturne dans la jungle, on entend soudainement un bruit semblable a la chevauchée des walkyries à 2 mètres sur notre droite. On se fige tous et pendant une seconde on se dit « pourvu qu´ils ne chargent pas sur nous ¡ ». Ce sont en fait des tapirs en route pour aller boire dont nous avons coupé la route. Heureusement ils ne sont pas méchants et plutôt peureux et ils ne se sont pas rués vers nous, mais dans l´autre sens... Et aussi quand a cause de ma petite vessie, je suis obligée d´aller aux toilettes au milieu de la nuit, alors que tout le monde dort, et que justement pendant le dîner le guide nous a parlé des jaguars qui rodaient, et dont certains s´étaient déjà approchés du camp pendant la nuit et avaient fait le tour de la tente d´un touriste en reniflant avec intérêt... La jungle n´est jamais silencieuse, et ces quelques bruits plus mon imagination très fertile me font un peu paniquer quand je me retrouve toute seule, a 20m du camp, au dessus du trou dans le sol qui constitue les toilettes. Ce n´est pas comme si une petite cabane avait été construite à cet effet. Protégée dans ma cabane, j´aurais au moins pu faire ma petite affaire et me rhabiller ensuite tranquillement avant de ressortir. Là, je suis fesses a l´air, accroupie au milieu des plantes. Des milliers de choses pourraient être cachées là dedans, juste a côté de moi, et je ne suis pas dans la position la plus adéquate pour me défendre ¡ Si bien que je tente de battre 2 records de vitesse : celui du pipi le plus rapide du monde, et mon propre record de course à pied (je ne suis pas suffisamment sportive pour prétendre battre un autre record de vitesse que le mien) pour rentrer jusqu´à ma tente ¡ Ouf rien ne m´est arrivé ¡
Comme dans la pampa, on trouve aussi des dévoreurs dans la jungle: pas des piranhas mais des fourmis légionnaires. Le seul insecte du monde capable de dévorer un homme...Elle ne sont pas énormes, et seules ne représentent pas un gros danger. Mais elles sont armées d´une grosse pince capable d´arracher des petits bouts de chairs, et si vous tombez sur une colonie sans vous méfier, elles vous grimpent dessus et vous plantent leurs crocs dans la chair.
On a croise le chemin d´une ou deux colonies : le mot d´ordre du guide a ce moment là : courrez ¡
Courrez jusqu´à ce que vous ayez dépassé la colonie et ensuite secouez bien vos chaussures et vêtements. Non pas que la colonie entière risque de nous attaquer et de nous dévorer, je ne pense pas, mais c´est que même la morsure d´une ou deux peut être douloureuse. N´est ce pas Jeronimo, qui a eu la bonne idée d´approcher son doigt des pinces de celle que le guide avait ramassée pour nous montrer, pour voir comment elle réagissait. Plus près...puis encore plus près...jusqu´a ce que...Aiie ¡¡¡ Elle plante ses pinces dans sa chair. Enfin on ne peut pas lui en vouloir, on peut vraiment dire que Jeronimo s´est jeté dans la gueule du loup, enfin, de la fourmi ¡ Bien évidemment elle a fini etêtée car sur le coup de la douleur, celui-ci n´a pas pu résisté, a secoué sa main dans tous les sens et a fini par lui tirer dessus pour l´arracher... réflexe logique, sauf que c´est un peu comme les tics, si vous tirez dessus le corps s´arrache, mais la tête et les crocs restent plantés ¡ Et ça reste accrocher bien fermement. Argghhh ¡¡¡
Après ces aventures pampesques et junglesques, nous sommes descendus dans le sud du pays, à Tarija, et nous avons là aussi découvert une espèce assez rare en Bolivie : le bolivien souriant, avenant et sympathique. La ville se surnomme d´ailleurs elle-même « la capitale du sourire ». Et c´est à croire qu´il y a un micro climat (ou alors c´est dû au vin, cultivé, et bu, dams la région) parce qu´à quelques Km de Tarija, les gens sont encore sympas, mais dès qu´on s´en éloigne, le bolivien redevient fermé, peu souriant, pas du tout engageant, et très peu disposé a coopérer et être aimable avec les touristes. Et ce même, et c´est là que c´est vraiment incroyable, quand son métier repose sur le contact avec les touristes?.
Enfin s´il y a une chose que beaucoup de boliviens, sympas ou pas sympas, ont en commun, c´est la force de la religion. C´est assez incroyable de voir à quel point ils sont a fond. Vous me pardonnerez cette touche d´humour noir, mais les espagnols ont bien fait leur boulot ¡ A chaque fois qu´on passe devant un cimetière ou une tombe sur le bord de la route, les gens se signent. Il y a des villes ou presque à chaque pâté de maison il y a une petite vitrine avec une vierge ou un saint bien kitch. Et plein de processions. Nous avons assisté à Tarija à la procession de San Roque. Une fois par an on sort le Saint de l´église, on le ballade dans la ville, et plein de pénitents se « déguisent » pour l´accompagner, puis on le ramène a l´église. Impressionnant ¡ Mais il semble que cela soit assez commun. Lorenzo, qui nous a gentiment fait visiter la ville et découvrir la finca familiale dans les environs, nous a également montré, bien rangée dans une des pièces de la finca, la sainte locale, qu´une fois par an les villageois viennent chercher puis ramènent ensuite après l´avoir balladée quelques heures?
Quant aux touristes, ils viennent d´horizons très divers mais semblent également avoir tous quelque chose en commun : une espèce de tradition rituelle consistant a se dénuder et à se photographier en tenue d´Adam, ou d´Eve, dans le Salar de Uyuni.


Il est vrai que cette ancienne mer, aujourd´hui transformée en une étendue désertique recouverte de 10 m de sel, inspire au dénuement. Perso moi j´ai eu l´impression être comme dans un film, quand quelqu´un meure et arrive dans un endroit tout blanc, tout serein?mais sans les anges ¡
Enfin toujours est-il que sans jouer le jeu jusqu´au bout Jérôme a voulu suivre un peu la tradition et a pose torse nu?

Et moi aussi ¡

On était assez fiers de nous (parce que quand même il fait froid), mais les petits frenchies qui étaient avec nous se mettent alors carrément tout nus?

Du coup on passe pour des petits joueurs, et Jérôme décide de tomber le bas ¡

Et moi ?
Je me suis arrêtée là...
NB : Vous comprendrez bien que même si tous les évènements cités dans cet article sont réels, ils ne reflètent qu´une partie de notre voyage. Je me rends compte en le relisant que notre excursion dans la pampa a l´air d´une vraie aventure. C´est parce que j´ai omis de vous dire qu´après une heure ou deux on s´habitue très bien a la présence des crocodiles et que ce n´est plus très effrayant. Ni qu´entre chaque activité (pêche aux piranhas, chasse au serpent, nage avec les dauphins), on siestait dans de supers hamacs avec vue sur la rivière et les animaux?C´était plutôt tranquille en fait.
De même tous les boliviens ne sont pas fermés, peu avenants et pas souriants?on en a quand même rencontré des sympas ¡
En prenant le bus pour Sorata, ville de départ de notre randonnée transcordillère nous sommes restés bloqués dans les rues de La Paz , en proie à de nombreux défilés en l’honneur de l’Indépendance bolivienne. Nous avons donc admiré tous ce qui touche de près ou de loin a l’état défiler : écoliers de toutes les écoles du quartier en uniforme, ouvriers de je ne sais quel chantier d’état, etc. Comme dans tout vrai défilé, impossible d’échapper aux majorettes : vraiment sapées comme des p…es (Jérome me dit « mais en France aussi », mais la je m’insurge…même si je n’ai moi-même jamais été majorette et crois n’avoir aucune amie l’ayant été (a moins que l’une d’entre vous n’ai un lourd secret)). Et surtout, bien plus choquant, des petits garçons, d’environ 5 ans je dirais, en tenue de combat de l’armée : avec le treillis de camouflage, le béret, le sac a dos genre GI en mission, et surtout…la mitraillette ! Miniature évidemment, et fausse, j’imagine, mais quand même…
Mais qu’est ce donc ? un score de foot ? Pas dans les négatifs comme ça, sinon ça voudrait dire que
Eh non ce sont les températures ! Heureusement ce ne sont pas les températures de tous les jours, mais plutôt les extrêmes auxquelles nous avons été confrontés… Mais quand même je peux vous dire que ça nous change… (Heureusement qu’on a fait une petite période transitoire dans le climat tempéré français) Ah la chaleur de l’Afrique ! Et la froideur de
Et si cet écart s’applique au niveau climatique, il s’applique également au niveau humain… Loin des africains, ultra chaleureux et hospitaliers, se trouvent les boliviens, pas hyper communicatifs ni super demandeurs de contacts…Un anglais, très sympa lui, que nous avons rencontré ici, nous a confié que les boliviens étaient réputes pour être bien moins sympathiques que les péruviens ! Je ne me rappelle plus exactement du niveau de sympathie des péruviens, mais je n’ai pas de mal a le croire. Mais j’en rajoute ils ne sont pas méchants quand même, c’est juste qu’ils ne sont pas très demandeurs. Nous qui étions habitués à nous prendre pour Madonna en Afrique, nous voila redevenus de simples quidams…perdus dans la masse des autres touristes.
Quant aux enfant n’en parlons pas : non seulement nous n’exerçons plus aucun charme ni aucune magie sur eux, mais en plus ils ne sourient même plus ! Bon on en a pas encore rencontrés beaucoup jusque la, mais pour l’instant dur dur de leur décrocher un sourire. S’il y a une seule chose qu’ils semblent avoir en commun avec les enfants africains : c’est le « Regalame », version espagnole du « donne moi cadeau » africain !…eh oui certaines choses sont internationales, et ce ne sont parfois pas les meilleures ! Mais bon le froid bolivien a aussi du bon : ce sont tous les paysages qui vont avec. Les Andes, et notamment
En parlant de différencier, cette « petite » rando (ainsi qu’un documentaire tombé a point nommé hier soir sur discovery channel : eh oui après 10 jours hors du monde nous regoutons avec joie aux plaisirs de la civilisation, dont le câble : plaisir que nous ne goûtons d’ailleurs même pas en France, avec notre veille télé, si légendaire) m’a appris que loin d’être simplement des synonymes, « lama » et « alpaca » sont en fait complètement différents. Complètement ? Ok je pousse un peu, mais en fait l’alpaca est plus petit et son poil est plus chaud. On l’élève donc pour sa laine. Le lama lui est plus grand, donc plus costaud. On utilise donc aussi sa laine, il sert a transporter des charges (c’est qu’il avance vite, le cochon ! Oh non le lama oh oh oh !) mais en plus on peut le manger. Il parait que c’est très savoureux mais nous n’avons pas encore goûté. Par contre il y a un autre truc que j’ai goûté : c’est le pâté de viande en conserve. D’après notre guide bolivien, un incontournable en randonnée, et notamment pour les touristes : eh ben vous voulez mon avis ? On dirait du pâté pour chiens (même si je n’en ai jamais mangé !) Mais revenons a nos moutons, ou en tous cas a nos animaux : pour vous dire que nous pendant notre randonnée ce n’est pas un alpaca qui portait nos affaires, mais plutôt une mule. Et que pour rester dans la droite ligne de nos aventures dans les transports depuis le début de notre voyage, la pauvre mule a elle aussi eu droit a son lot de frayeurs : en traversant une vallée un peu marécageuse, la pauvre a voulu éviter des pierres et a sauté ! Sauf qu’elle a un peu rippé et qu’avec son poids, elle s’est enfoncée dans la boue jusque mi hauteur et s’est retrouvée coincée par des rochers. Impossible donc pour elle de remonter. Il a fallu que le guide, l’arriero (celui qui la fait avancer !) et Jeronimo (et oui ici c’est son nom de code…un peu moins original que Madou Mangoro Diallo, mais c’est la traduction littérale) s’y mettent a trois pour la sortir de la…Heureusement elle saignait un peu mais n’était pas trop blessée, car l’arriero nous a confié que si elle avait eu une patte cassée, c’en était fini pour elle. Je ne sais pas si on l’aurait tuée avant (mais je ne sais pas trop avec quoi, le seul « outil » a notre disposition étant un couteau suisse…vous imaginez la boucherie !), mais on l’aurait abandonnée la… Et nous on aurait du porter nos sacs ! Non je rigole… D’ailleurs on les a portés pendant les 2 derniers jours. Pas facile facile. Surtout que comme par hasard les 8 1ers jours, ceux ou on avait la mule, on montait un col par jour, et que les 2 derniers, (quand c’était nous les mules), eh bien c’était 2 cols par jour. Heureusement je dois avouer que Jeronimo a été particulièrement galant et portait un bon 20kg, contre 8 pour moi… D’après notre guide nous avons franchi un col a Et ce qui est sur, c’est que maintenant nous allons goûter a un repos bien mérite : après un petit tour des bons restos de
Bon allez, je vais pas mettre une photo de tout le monde et pas de nous... 










Et pour tous ceux (et surtout celles!) qui en ont toujours revé sans jamais l'avouer, il y a une photo de Jérome presque tout nu dans l'album photo...(qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour créer du trafic et vous pousser a aller voir nos photos...)





