REVES DE VOYAGES

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"Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un
beignet, mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage" (Marek Halter)
 

Femmes en saris aux couleurs et aux motifs chatoyants, dieux innombrables mais toujours kitch, rondes d’épices, d’odeurs, de saveurs, de couleurs, villes a l’air pollue et aux bruits de klaxons incessants, l’Inde ne cesse de stimuler nos sens et notre esprit…parfois jusqu'à saturation.

On dit souvent de l’Inde qu’elle ne laisse personne indifférent : soit on l’adore, soit on la déteste. C’est vrai : de tous les pays que nous avons visite lors de notre voyage, l’Inde est définitivement le pays le plus choquant. Et certainement pour moi le pays le plus difficile. Bien plus que l’Afrique.
Le slogan de l’office de tourisme indien « Incredible India » ou « Inde Incroyable » ne pourrait pas être plus juste. Ce pays, ou sous-continent, est tout simplement IN-CROY-ABLE.
Et après bientôt 2 mois sur place, je n’ai pas encore décide si je l’adore ou le déteste…
 

Juste 1 anecdote

Si vous voulez nous rejoindre en route...il faut quand même que vous ayiez une petite idée du "où" et "quand". Voici donc notre planning tentatif...Il peut être amené à changer en cours de route, mais ça vous donnera déjà une bonne idée de l'itinéraire. Ensuite contactez-nous histoire qu'on s'organise ensemble !

02 avril - 02 juillet 2007 : Sénégal, Mali, Burkina Faso, Bénin, Togo

30 juillet - 18 septembre : Bolivie, nord du Chili

18 septembre - 25 septembre : île de Pâques

25 septembre-20 octobre : quelque part au Chili à un évènement chamanique (devinez qui a eu cette idée ?!)

21 octobre - 21 novembre : Brésil, côtes autour de Rio

21 novembre - 10 janvier : Costa Rica, Nicaragua...Guatemala, Mexique

12 janvier - 20 mars : Chine (sud et ouest), Laos, Thaïlande

21 mars - 20 juin : Inde, Népal

20 juin - 30 juillet : Cambodge, Vietnam

Nous 2

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  • : 28 ans & un très beau projet commun : un voyage de 16 mois qui nous emmenera en Afrique, Amérique du sud, Asie...C'est un des trucs que j'aime chez Jérôme : avec lui je fais des trucs que, seule, j'aurais rêvé de faire mais n'aurais jamais faits...
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Vendredi 4 mai 2007

Quelques petites anecdotes, des différences, des évènements, des choses et d’autres qui nous ont amusés, interpellés,etc.

Les élections présidentielles :

Bien qu’on rate toute l’agitation des élections en France, nous avons notre compte au Mali, où les élections présidentielles avaient lieu ce we. Comme en France, nous avons assisté à pas mal de battage médiatique, de pub pour motiver les gens à aller voter, etc…

Il y avait même une pub télé expliquant aux gens le nouveau mode opératoire pour voter : un bulletin de vote unique avec dessus le nom et la photo de tous les candidats (ce qui au final donne une bulletin de taille entre A4 et A3 !). On trempe son doigt dans un petit pot d’encre, et on appuie à côté du candidat pour lequel on vote…Encore influencée par mes réflexes occidentaux, je me dis, impressionnée, « ouah, ils font ça pour avoir les empreintes digitales des votants et éviter toute tricherie ou double vote »…mais cela ne dure qu’un 1/10è de seconde, après lequel je me dit plutôt que c’est parce qu’ici de nombreuses personnes sont illettrées, et que mettre son doigt à côté de la photo du candidat pour lequel on vote est à la portée de tout le monde…

Quant aux résultats, ils ne sont pas annoncés le soir même comme en France. Le vote a eu lieu dimanche, les 1ers résultats provisoires sont tombés mardi soir, et les définitifs aujourd’hui jeudi, mais sont contestés : environ 36% de taux de participation (on est loin des 85% en France !), et environ 68% de vote pour ATT, le président sortant…

Les poubelles :

Ou plutôt, l’absence de poubelles… En effet, depuis que nous sommes partis il y a un mois, nous avons vu nos premières poubelles aujourd’hui, à Bamako. Partout ailleurs, c’est l’absence totale de poubelles et de gestion des déchets. On jette tout dans la rue, par terre. On trouve donc aux abords de chaque ville ou de chaque village, et même parfois en plein milieu du village, un amas d’ordures en tout genre…allant d’emballages plastique au métal, au seau, à la vielle casserole, etc. On marche tranquillement dessus quand ils sont sur notre chemin, les animaux les mangent, et les enfant jouent dedans et se mettent à la bouche des objets ramassés par terre. Rien de choquant ici…

Ainsi si j’ai été choquée lors de notre 1ère semaine quand ayant un papier à jeter alors que je suis dans la boutique de Fatou, elle me dit de le mettre par terre et que de toutes façons elle va balayer et donc le mettre dehors, je me suis vite habituée…

C’est terrible comme on peut s’habituer à des choses hors de nos normes rapidement. Quand il s’agit de baisser mes normes de confort ou d’hygiène, je trouve que c’est assez positif. Concernant les poubelles, je trouve ça regrettable, et pourtant…je ne peux faire autrement. Nous avons bien tenté, 1 ou 2 fois, avec Jérôme, de constituer un sac poubelle avec nos déchets, plutôt que de les jeter. Mais au moment de jeter le sac poubelle, que faire à part le balancer avec les autres ordures par terre ? Nous avons envisagé de l’enterrer, mais ici l’eau vient souvent de puits, et nous craignions de polluer l’eau…

Les goûts et les couleurs...

Tout d’abord quelques mots de cuisine…ou plutôt de goût. Disons en effet que nos goûts ne sont pas du tout éduqués et développés de la même manière…

Ainsi ici, que ce soit au Sénégal ou au Mali, on aime énormément le sucre…la coutume du dessert n’existe pas (pas un seul yaourt depuis que nous sommes arrivés), mais on mange à toute heure des « crèmes ». D’après moi issu de l’anglais « ice cream », il s’agit en fait de petits sachets gelés faits maison à base de poudre du type tang, d’eau et de beaucoup de sucre ! Perso j’aime pas, mais Jérôme s’y est fait…

Le thé aussi, se boit très très sucré et complètement différemment de chez nous. C’est un vrai rituel social : il se boit matin, après-midi ou soir (ou les 3) , quand on n’a pas grand chose à faire. Il se boit en 3 fois, ça dure au moins 2 heures, et ça donne l’occasion de s’occuper et de papoter.

Si vous cherchez comment faire durer votre pause café un peu plus que les 5 ou 10 minutes règlementaires, voici la recette : on achète une petite boîte d’une dose de 25 grammes de thé (oui oui c’est énorme), on verse presque tout dans la théière (qui chauffe sur du charbon de bois…c’est peut-être un peu risqué au bureau !), avec beaucoup de sucre, et on laisse chauffer et infuser une bonne demi-heure.  On le sert ensuite dans de tous petits verres, comme le thé à la menthe.

C’est donc le 1er thé : « amer comme la mort »…effectivement très très amer mais aussi très sucré.

Puis vient le 2nd thé : on garde le thé déjà infusé d’avant, on y ajoute un peu de thé encore inutilisé , plus 1 ou 2 bons verres de sucre, et re-belote pour ½ heure : celui-là sera alors « doux comme la vie » : encore un peu amer, et plus sucré.

Enfin le 3ème : on recommence le même rituel, et cette fois le thé est «  sucré comme l’amour » : plus du tout amer, et très très sucré.

Devinez lequel est le meilleur ?

Autre fait marquant : ils mettent des bouillons cubes partout ! Maggi a du faire un travail de dingue…partout sur les marchés on trouve des bouillons cubes vendus à l’unité (ici tout se vend à l’unité : les bouillons cubes, la dose de thé, la dose de sucre pour le thé etc…), et il ne se cuisine pas un plat sans bouillon cube… Bizzare, bizzare, non ?

Enfin tout ça pour dire qu’on n’a pas du tout les mêmes goûts. Mais on s’est fait à leur cuisine…

Par contre on a essayé de leur faire goûter des plats français et…pas moyen !

La mission n’était pas aisée, car les ingrédients ne sont pas légion, mais on a réussi à faire des petits pois carottes, que personnellement nous avons trouvé assez proches de ce qu’on aurait pu faire à la maison…Ils en ont goûté une cuillère, et n’ont pas voulu y retoucher.

On a également profité d’un très beau citronnier pour faire de la limonade bien fraîche. Verdict : pas assez sucré, mon fils ! Tant pis, nous on s’est régalés !!!

Le paradoxe africain : le volume de la voix  est inversement proportionnel à la distance

Alors qu’ils (et surtout elles, en fait) ont du coffre et sont capables de vous crier de manière très aiguë dans l’oreille alors qu’elles sont à côté de vous, les africains ont également une ouïe étonnamment développée. Ainsi ils se parlent de très loin très très bas (nous bien sûr on ne comprend rien mais même si on comprenait on n’entendrait rien !).

 

 

Et quand on s’est retrouvé à regarder la télé avec toute la famille à Manantali, en français s’il vous plaît, assis juste à côté du chef de famille, eh bien on entendait rien…alors que lui entendait tout !

La notion d’espace personnel

La différence dans la notion d’espace personnel est quelque chose qui s’expérimente notamment au cours des transports… Ainsi si nous avons l’habitude, en France, de toucher le moins possible notre voisin dans le train ou le métro et de s’excuser si on l’effleure…ici l’espace personnel est plus restreint, voire inexistant ! Dans les transports, on s’appuie volontiers sur l’épaule de son voisin, on pose son pied sur le sien, on lui met la main sur la cuisse ou sur l’épaule si ça nous arrange…et tout ça bien sûr sans jamais lui demander son avis !

En fait ici je crois qu’on ne pense jamais qu’on puisse gêner l’autre…ou alors on n’imagine pas que l’autre puisse avoir besoin de son espace à lui, ou de son moment tranquille et seul…

Quand après une ballade au marché dans un petit village, saoûlés de la foule, des cris « toubab, toubab » des enfants qui nous suivent, on se réfugie sous un arbre tranquille dans un champs à proximité pour bouquiner…il ne se passe pas 1 minute avant que 5, 10 ou 15 enfants, et aussi des adultes rappliquent, nous disent 15 fois « bonjour », nous tapent la discute, regardent notre livre. Même quand au bout d’un moment on ne dit plus rien et on ne les regarde plus, en espérant les faire fuir, ceux-ci peuvent rester là ¼ d’heure à vous observer… Au final, sur 1 heure passée sous cet arbre, nous aurons passé grand maximum, sans exagérer, 5 minutes seuls…

Autre exemple à Manantali : nous dormons dans une chambre dans un lotissement : il fait tellement chaud que nous laissons la porte de la chambre ouverte et avons collé notre matelas à la porte. Les enfants passent, s’arrêtent, nous saluent, s’installent sur le pas de la porte et regardent tranquillement ce qu’on fait (alors que nous on bouquinait tranquillement notre livre et n’avions pas envie de parler). Même une fois la lumière éteinte alors qu’on leur a dit qu’on allait dormir, ils reviennent, nous éclairent le visage à la lampe torche, et nous envoient une pierre pour essayer de nous faire réagir…Un peu extrême d’accord, mais révélateur…Heureusement là Jérôme s’est énervé, les a poursuivis en courant et leur a fait très très peur, ils ne sont pas revenus !

L’hospitalité africaine

Remarquable, plus que tout, et tellement différente, étonnante et enrichissante : l’hospitalité africaine…

Nulle part ailleurs je crois, en tous cas pas chez nous, on ne pourrait expérimenter ça.

Nous arrivons à Mahina en train, à 00h30. Nous espérions arriver plus tôt et prendre directement un véhicule pour aller à Manantali , mais le train, initialement annoncé à 12h15, n’est finalement parti qu’à 20h45…Philosophes, nous plantons donc la tente dans un terrain vague à côté de la gare, pour repartir le lendemain matin. Tout est installé, nous sommes prêts à nous coucher quand Cheick Omar passe avec ses 2 amis. Inquiets qu’il nous arrive quelques chose pendant la nuit, alors qu’il ne nous connaît pas et ne nous a même pas encore parlé, ils nous propose très gentiment d’aller planter la tente dans son jardin. Lui et ses 2 amis porteront la tente jusqu’à la maison pour que nous puissions dormir en sécurité, nous donnerons de l’eau le lendemain matin et nous proposerons de nous doucher…

Pressés de repartir, nous refusons et allons prendre un véhicule pour Manantali. 4h30 de trajet plutôt tape-cul à la moitié duquel une jeune femme qui parle à peine français monte. Aussitôt montée elle nous demande nos noms, nous rebaptise de noms africains (Madou Diallo pour Jérôme et Ourekia Diakité pour moi), et nous propose de venir manger chez elle ce midi, et de prendre une douche. Nous resterons finalement 1 semaine dans sa famille, mais aurions pu rester 1 mois de plus sans que cela ne les dérange aucunement…

Des exemples comme ça, nous en avons de nombreux autres : la famille Diaw qui nous a reçus comme des princes à notre arrivée à Dakar, initiés à la vie africaine, et Thérèse qui a passé plusieurs coups de fil partout au Sénégal pour nous trouver des informations, et des gens chez qui dormir ; la famille de Lattir à Djilor qui nous a invité à rentrer dans la vie de sa famille et à partager les repas de fêtes avec eux ; le père Jean-Claude qui nous héberge pendant 3 jours sans même nous connaître juste sur la demande d’une de ses amis ; la famille Sumaré qui nous héberge pendant 1 semaine à Lobaly, nous gave de coca et de fanta (produits de luxe en Afrique, et d’autant plus dans un petit village) et nous fait visiter tous les membres de la famille (et mon dieu qu’elle est grande cette famille) comme si on en faisait partie.

Qui, en France, accueillerait comme ça de si bon cœur un étranger rencontré dans le bus ou dans le train ?

En tous cas, pas moi. Je ne pourrais m’empêcher d’avoir peur qu’il ne vole mes bijoux, ne ruine mon appartement, ou ne soit un fou psychopathe ou sociopathe, ou violeur, ou je ne sais quoi…enfin bref, ça ne me viendrait jamais à l’idée !

Eh bien à eux si, ça leur vient à l’idée, et c’est même naturel !

Ainsi alors que certains n’ont que peu d’argent, ils nous hébergent, nous nourrissent, nous font même des cadeaux…et nous disent en plus merci !

Quelle bonté de la part de ces gens, c’est incroyable…

J’espère qu’une petite graine de cette bonté aura germé en nous et que de retour de notre voyage nous serons plus ouverts, plus accueillants, avec moins de préjugés et prêts à offrir plus. Je ne dis pas que je proposerai à tous les clochards du métro de venir prendre une douche ou dormir à la maison, mais j’espère que j’aurai développé un peu de cette « teranga », la fameuse hospitalité africaine !

par Hélène publié dans : Afrique
Vendredi 4 mai 2007

Partis de Lobaly au Sénégal, nous voulons aller au Mali dans un parc national pour y voir des chimpanzés notamment. Après presque 3 jours de voyages, nous voilà dans le véhicule pour Manantali. Une fois là-bas, nous espérons pouvoir prendre un autre véhicule pour Koudjan, arrivée de notre parcours. Nous voilà donc dans le véhicule pour Manantali, le trajet est plutôt tape-cul. A la moitié de celui-ci, une jeune femme qui parle à peine français monte. Elle s’appelle Sirah. Comme je vous l’ai dit elle parle à peine français, et nous 3 mots de bambara, alors on parle en gestes et les gens qui parlent un peu français traduisent approximativement pour nous… Aussitôt montée elle nous demande nos noms, nous rebaptise de noms africains (Madou Diallo pour Jérôme et Ourekia Diakité pour moi), et nous propose de venir manger chez elle ce midi, et de prendre une douche. Comme finalement le véhicule pour Koudjan ne passe qu’une fois par semaine, elle nous invite à rester dans sa famille, et nous acceptons avec plaisir. Nous y sommes restés une semaine, pendant laquelle ils nous ont accueillis incroyablement bien, et aurions pu y rester un mois sans que cela ne les dérange aucunement… Présentés à tous en tant que Madou et Ourekia, nous avons été vite adoptés par la famille.

Le papa, Diakaro, est commandant de la gendarmerie, il nous trouve donc une chambre dans un des baraquements de la gendarmerie. Son fils Mohamed nous y conduit en voiture : hors de question de nous laisser faire 500m avec nos gros sacs sur le dos.

Ils nous invitent à partager tous leurs repas avec eux. Aminata, une des filles de la famille, passe ses journées à cuisiner pour toute la famille, et Sirah cuisine même spécialement pour nous des salades, concombres, tomates et autres aliments.

Les enfants nous emmènent en ballade pour voir les singes, nous accompagnent au fleuve où nous nous baignons - sans problème malgré les nombreux avertissements reçus (« le fleuve n’accepte pas les étrangers »…donc aucun membre de la famille, pourtant installée depuis bientôt 1 an, n’a encore osé tremper le pied dans l’eau) - , nous font découvrir le « cinéma » à la télé (des films français sur canal +, des telenovelas mexicaines, une super série nommée « Paul & Isabelle », l’histoire d’un couple de jeunes toubabs dans un village africain…ce qui nous vaut d’être souvent interpellés par ces prénoms par les enfants du village !).

Le papa nous explique un peu comment fonctionne le pays, nous parle des élections etc…

On fait la sieste tranquille sur le canapé du salon après déjeuner : la maman me réveillera d’ailleurs alors que je dors paisiblement pour me proposer de mieux m’allonger ;-)

Nous repartirons, très tristes mais tellement enrichis par toute cette gentillesse,  avec un paquet de gâteaux gros pour un régiment entier que Sirah aura passé sa soirée à faire juste pour nous.

par Hélène publié dans : Afrique
Vendredi 4 mai 2007

Ca y est ! Voilà déjà 1 mois que nous sommes en Afrique. Nous allons d'aventures en dépaysement au rythme de la vie d'ici. C'est à dire qu'on se précipite tout doucement ! Le Sénégal est derrière nous avec plein de souvenirs et émotions dans la tête et dans le coeur.
Voici en qq lignes et photos les moments forts que nous avons vécus jusqu'à présent :
Dakar, 4 nuits chez la famille Diaw
-Les plats sénégalais d’Awa avec un Jérôme qui ne peut résister à 3 assiettes entières de Tie Bou Dien. En même temps, j’ai appris il y a peu que la très bonne sauce qui accompagnait le plat est réputée pour donner un bon appétit.
-Le 1er bouc dans le jardin qu’on découvre au réveil, sur le pas de notre porte. Il sera mangé un peu plus tard pour la fête musulmane Laid El Kébir (je ne suis pas certain de l’orthographe).
-Fin de la galanterie Française. Ici les hommes sont à l’honneur. Jérôme doit se servir en premier et choisir les plus beaux morceaux. C’est une tradition locale que Jérôme va suivre à la lettre.
-La première négociation : 1 chemise et 1 pantalon passent de 20 000 CFA (30 euros) à 8 000. Bravo Jérôme mais peut mieux faire…
-Un accueil très chaleureux avec la découverte de la Teranga, l’hospitalité comme on dit ici. C’est un taxi qui nous attend à 4h du mat, des supers petits plats, des croissants, … bref plein de petites et grosses attentions.
Djilor dans le Saloum, 3 nuits dans la Famille de Lathir, ancien lutteur
-1ere tentative pour poser la tente. Il est 13h, le soleil nous a bien trouvé (Voir Article VERBATIM) et Jérôme est en train de traîner 1 Hélène ruisselante à la recherche d’un coin ombragé pour poser la tente. Après 500m, c’est demi-tour et direction  chez l’habitant (mon papa a une chambre pas trop chère pour vous si vous voulez…)
-Le rituel du thé (voir Article Les Goûts et les couleurs)
-Le premier tour en calèche. 1 cheval, 1 planche, 2 roues et c’est parti pour du 15 km/h sur les pistes de la brousse. C’est génial la calèche : on peut profiter du silence de la brousse et de ses vents chauds, ça secoue comme on aime, on voyage en communion avec la nature…
-Manger avec les mains : c’est comme ça qu’on prend l’énergie de la terre. En contact direct sans intermédiaire avec du métal, l’histoire de puiser la force de la terre mère. Pour le riz, pas de problème. Un vrai plaisir de pétrir son riz et sa sauce dans sa main pour enfourner tout ça dans le gosier et se lécher les doigts. Pour les pâtes, lentilles et autres plats en sauce, ça devient vite un carnage…
-La découverte du petit-déjeuner au pain mayonnaise, comme les locaux. Et bien, incroyable mais vrai. Ce n’est pas une blague. C’est vraiment BON, avec des tout petits morceaux d’oignons et un super poivre. Pain-Mayo que nous testerons par la suite mais qui n’égalera jamais celui de Fatou. Hum. J’en ai l’eau à la bouche …
-La vie du village : aller chercher l’eau au puit, les tours en calèche dans la brousse pour aller chercher mangues, pommes de cajou, pain de singe (c’est le fruit du Baobab, c’est très bon et prévient/guérit les troubles digestifs)
-Les enfants qui courent vers toi, le sourire jusqu’aux oreilles, les yeux qui pétillent comme des milliers d’étoiles. Ils te prennent la main et t’accompagnent en riant un bout de ton chemin. Si naturel, si simple, si beau, si fort. Et quand on baigne dans cette chaleur, rapidement on change…
-L’hospitalité, les sourires, l’ouverture du coeur, la générosité arracheront des grosses larmes à Jérôme sur la calèche du départ de ce séjour court mais très intense.
Dionewar, île au cœur du delta du Saloum, 4 nuits
-Une île magnifique, très tranquille, l’esprit insulaire
-L’aventure des transport se confirme : 1 journée entière de transport pour faire 60 km. Calèche, Taxi brousse, bus collectif avec « siège sur le toit », pirogue bondée pour gagner l’île, dépôt express direct dans la mer avec de l’eau jusqu’aux cuisses (et mon sac à dos !!!!), 1 heure pour attendre une calèche qui s’annoncera beaucoup trop chère et 1h30 min de marche dans le sable sac au dos pour gagner le village et faire le tour des maisons à la recherche d’une chambre. Tout ça finira comme par magie dans une salle de 50 m2 que pour nous 2 avec un vrai lit, une belle moustiquaire suspendue et 1 dîner aux chandelles (parce qu’il n’y a pas d’électricité) !!!!!
-La douche avec un sceau d’eau
-Faire les courses = un tour complet du village et de ses jardins. Tu veux quelques fruits et qq biscuits et tu te retrouves à aller chez Pierre, Paul, Jacques. Et ce que les papayes sont mures ici ? Non ? Peut-être chez Marie-Louise…Les noix de coco sont arrachées des cocotiers sous tes yeux par les enfants. Le pain, c’est dans 30 minutes.
-Le pain sénégalais : il est aussi bon qu’en France si ce n’est meilleur (non quand même !) Pétri à la main et cuit au feu de bois, on arrive à un pain très très bon (Une idée passe dans la tête de Jérôme : tu sais que bientôt je vais en Chine, tu veux pas qu’on aille ouvrir une boulangerie là-bas ensemble ?)
-Les huîtres séchées : ça sens fort la mer, c’est très bon et se conserve très longtemps. Jérôme en a toujours dans son sac et veux absolument en faire goûter aux copains
-La pèche dans la mangrove et le premier poisson d’Hélène
-Le marabout et ses prédictions  (voir Article)
-La joie des voyages. Le piroguier, lors de la passe (paiement du transport) nous annonce 2000 frcs au lieu de 500 pour les locaux. On s’indigne, lui aussi. Les îliens nous soutiennent et raisonnent ce piroguier de transport collectif (ça crie pas mal). On s’en sort finalement comme tout le monde.
-La pratique martiale dans un lieu sacré qui affole le village. Bcp d’allers-retours autour de moi, 30 personnes à 100 mêtres qui discutent et me regardent en criant « Ca va ? » ou « Kai !!! Kai !!! Kai !!!. Moi je reste impassible. Je suis en Zang Zhuang ou méditation debout. Ça fait 55 minutes que je suis absolument immobile et tiens l’arbre. Je travaille en fait la détente musculaire et mon alignement corporel en face d’un beau Baobab mais pour les villageois, ça ne va pas. « Il y a un Toubab qui est gelé depuis 1 h à l’arbre sacré » Notre guide accompagné des anciens du village viendront me voir et je leur expliquerai que je vais très bien et pratique tranquillement mon kung-fu….
-1 journée sur une plage isolée sans personne. Première fois que ça arrive. On n’en peut plus d’avoir toujours du monde autour, de parler et tout et tout. En Afrique, il n’y a pas de notion d’espace personnel. Voir ARTICLE. Si tu es seul, c’est que cela ne va pas. Que tu lises tranquille, regardes un paysage, pratiques, ou même dormes : il faut aller te tenir compagnie.
-« Bonjour, donne moi 1 kdo ». Et oui, il y a un hôtel à l’autre bout de l’île et souvent les européens font un rapide tour dans le village et distribuent quelques bonbons aux enfants malgré les contre-indications des locaux…Remarque ils sont tellement chous ces petits…Mais après c’est qui qui se coltine tous les jours les 10aines d’enfants qui insistent « Donne moi 1 kdo » ?
Saint Louis, 3 nuits à la mission Catholique chez le Père Jean-Claude
-Dormir chez le père : un vrai havre de paix au milieu de cette ancienne ville coloniale un peu en ruine mais plein de charme…
-La bête de la chambre : une énooorme bête nous réveille pendant la nuit en faisant du bruit dans la chambre…on ne la trouvera jamais, mais on soupçonne un yeti ou un truc du genre…et en aucun cas une petite souris !
-Le retour du beurre au petit déjeuner : ah ouais le petit dej avec les pères c’est la fête : chocolat chaud, baguette, et beurre. Demis sel, en plus !
-Les rythmes de Africa Melody : Un excellent groupe guinéen avec qui on partage un après-midi de musique et un succulent Maffé façon Guinéenne (Riz avec une sauce aux cacahuètes qui pique avec du poisson en prime)
-Ordination de Marie-Elise et Eglise : comme on chez les pères, on va à la messe du dimanche matin. Au lieu d’une simple messe, nous assistons à l’ordination de la sœur Marie Elise, qui fait vœu de chasteté, pauvreté et…je ne sais plus le 3ème, devant toute l’assemblée des fidèles. Ca chante, ça danse, c’est un peu plus gai que les messes chez nous…
-L’achat de 12 m2 de tissus bariolés pour faire les pantalons et chemises. Attention, Jérôme va renouveler ça garde robe…
Lobally, 6 nuits. Le long du fleuve Sénégal, chez la famille Soumaré. 1000 mercis à Diary et Fatima …
-Découverte du superbe cadre de Lobally: le fleuve Sénégal qui nous offre des baignades salvatrices de la chaleur, la terre rouge, les arbres, la luminosité si particulière,...
-Confection de pantalon
-Le bonjour à toute la famille et le tour des villages de Sengué, Adibéré et Koumbou. C’est l’occasion de découvrir les rituels de salutation et de saluer 400/500 personnes en 3 jours. On passe dans toutes les maisons des gens de la famille (et elle est très très grande), on salue, on s’assoie, et on attend. On nous offre à boire, ou à manger, on fait la sieste, puis on repart et on enchaîne : c’est exténuant !
-Les soirées sur la terrasse : Coca, Fanta glacé avec le repas pris sur la terrasse. Les matelas douillets qui nous permettent de contempler la voûte céleste, les nuits sur le toit à la belle étoile, ….
-Le rituel de salutation : 

  - 2 à 3 minutes pour s’assurer que l’autre va bien. Et c’est pas des paroles en l’air . En français, ça donne quelque chose comme : Ca va ? Oui ça va. Et la santé, ça va? Et la famille ? Sinon les affaires, ça se passe bien ? Tu n’as pas trop chaud ? Sinon, à part ça, ça va vraiment ? Tu es sûre ? Ah, C’est bien alors ! Et les affaires ?  Ca va ? 
  - 6/7 minutes à rester tranquillement dans le silence et profiter de la présence de la petite assemblée
- Les petits déjeuners français avec le café au lait excellent et la très bonne cuisine sénégalaise mais les oignons, Hélène n’en peut plus…
-La chèvre et les poulets égorgés pour nous presque sous nos yeux. Jérôme remarque une jolie chèvre maintenant dans le jardin … Oui, c’est pour vous, c’est pour fêter votre arrivée ! 30 minutes plus tard, je croise Hélène « Ln, vient voir, je crois qu’il y a une chèvre et que c’est pour manger » « Non, mince alors ! Bon, on va allez la prendre en photo avant quand même …. » Et bien elle est ou la chèvre ???? Oups, déjà zigouillée…..En tout cas, la viande est délicieuse…et Jérôme remet à plus tard ses envies végétariennes
-Les retraités français qui reviennent vivre au village malgré la chaleur « Et, les jeunes, vous trouvez pas qu’il fait trop chaud quand même… »
-Les sénégalais qui veulent qu’on leur trouve une gazelle Française (une certaine Nathalie Enriquez a un gros ticket avec Keita…)
-Le jardin de Koumbou. L’occasion de découvrir Hamidou Sileymane, 30 ans, rentré d’Espagne 3 mois pour faire construire une grande maison sur 2 étages et découvrir le magnifique jardin de la famille alimentée par l’eau du Sénégal. Ca peut sembler une évidence mais malgré l’eau à 200 mètres, tout le monde n’a pas l’argent et l’initiative pour créer un petit oasis avec pleins de fruits et légumes (mangues, bananes, papayes, maïs, …) « Le travail, c’est la santé » nous dit le papa.
Quelques mots des transports...
Une section spéciale sur ce sujet passionnant et éprouvant va bientôt voir le jour avec le détail de notre itinéraire et tout et tout. Pour le moment quelques statistiques issues d'un bon vieux tableur Excel ! Mais surtout que de souvenirs derrière ces chiffres.
Distance parcourue : 1902 km
Temps passé : 6,3 jours de voyage pour 50 h effectives de déplacement
Vitesse moyenne : 38 km/h
Coût total des transports par personne: 47 500 CFA soit 72,5 euros

 

 

par Jérôme (et un peu Hélène) publié dans : Afrique
 

Un petit aperçu..

Où sommes nous ?

Que font les mamies brésiliennes le samedi soir ? 

Vous croyez qu´elles tricotent tranquillement à la maison, ou si elles sont un peu plus funky, elles jouent au bridge ? 

Point du tout ! Elles dansent la samba !!! Au milieu des enfants, des jeunes et des moins jeunes. Tout le monde se retrouve à la Samba School le samedi soir. 

Et je peux vous dire qu´elles n´ont rien à envier aux petites jeunes : Talons hauts, toutes apprêtés et maquillées, elles s´éclatent ça se voit et ça se déhanche grave ! 

Pourvu qu´on soit pareil à leur âge !

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