REVES DE VOYAGES

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"Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un
beignet, mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage" (Marek Halter)
 

Femmes en saris aux couleurs et aux motifs chatoyants, dieux innombrables mais toujours kitch, rondes d’épices, d’odeurs, de saveurs, de couleurs, villes a l’air pollue et aux bruits de klaxons incessants, l’Inde ne cesse de stimuler nos sens et notre esprit…parfois jusqu'à saturation.

On dit souvent de l’Inde qu’elle ne laisse personne indifférent : soit on l’adore, soit on la déteste. C’est vrai : de tous les pays que nous avons visite lors de notre voyage, l’Inde est définitivement le pays le plus choquant. Et certainement pour moi le pays le plus difficile. Bien plus que l’Afrique.
Le slogan de l’office de tourisme indien « Incredible India » ou « Inde Incroyable » ne pourrait pas être plus juste. Ce pays, ou sous-continent, est tout simplement IN-CROY-ABLE.
Et après bientôt 2 mois sur place, je n’ai pas encore décide si je l’adore ou le déteste…
 
Lundi 14 avril 2008
Regle 0 : ca roule a gauche. Un peu deconcertant pour nous, surtout quand on sait que si ca les arrange ils roulent aussi a contre sens…dur dur de s’y retrouver !


Regle 1 : Le basique de la route en Inde : y a pas de panneau. Ni de panneau de direction, ni de nom de rues. Il faut donc demander aux gens, tout le temps. Concernant Ramesh notre chauffeur au Kerala, je dirais a peu pres tous les 100m...ce qui a raison d'un trajet de 250km, avec un arret d'une ou 2 minutes tous les 100m, rallonge considerablement la route !
Peut etre avoir une carte semble-t-il alors etre une bonne solution ? Que nenni, l'indien n'a pas confiance dans les cartes. C'est tellement plus sur de demander sa route pour aller a une ville a 100km de la a des gens qui ne sont jamais alles a plus de 10km de leur village ;-)
 
Regle 2 : Preparez vos boules quies, ici c’est le regne du klaxon.
Eh oui, ici pas de retro lateraux. Et jamais de coup d’oeil lateral pour regarder ce qui se passe dans l’angle mort. Comment depasser alors ? Grace a la technique du klaxon, bon sang de bonsoir. D’ailleurs chaque bus et chaque camion porte a l’arriere une jolie peinture disant “please horn, ou blow horn”. Resultat, quand on double, on klaxonne pour signaler qu’on arrive. 1 a 2 fois pour le conducteur raisonnable. 15 fois ou en une seule fois ininterrompue pour le conducteur psychotique…sachant qu’ils le sont presque tous !
Ou alors on klaxonne juste pour dire “pousse toi...non mais tu vas degager de ma route oui !“, avec plus ou moins de vehemence en fonction de a qui on s’adresse : une autre voiture, un pieton, ou une vache….
C’est qu’en effet il existe une hierarchie bien precise sur la route indienne :
 
Regle 3 : Plus bas que tout, le pieton
Il n’a aucune importance, sachez le bien. A lui de se pousser quand on le klaxonne, sinon c’est a ses risques et perils…et si tu bouges pas assez vite, gare a tes tympans…puis a tes pieds !
Puis viennent dans l’ordre :
Le pousse pousse

Le taxi velo

La moto, toujours sans casque, et plus ou moins chargee...
  
Le rickchaw
 

La voiture
Le bus ou le camion
Puis, reine de la route, la vache !
Ca ne l'empeche pas de se faire klaxonner quand elle se ballade au milieu de la route, mais jamais on ne la moleste.
Mais avouons le, la vache n’abuse pas trop de son pouvoir sur la route. Si elle sait qu’elle a largement le dessus sur l’humain et attendra que vous bougiez de sa route si vous la croisez, elle bouge quand meme plutot bien quand on la croise en vehicule.
Bien sur elle traverse, elle se ballade sur les voies, mais elle a la gentillesse de se pousser et de ne pas s’assoir au milieu de la route. Enfin si, elle s’assoit sur la route, sur la voie…mais quand meme pas en plein milieu, ce qui laisse assez de place pour passer si on roule un peu sur la chaussee…
 
Regle 4 : Et on conduit comme si on jouait a Sega Rally championship
Jamais, au grand jamais, nous n’avons eu autant de frayeurs sur la route. Les routes dans les Andes ou on roule au bord du precipice, c’est de la gnognotte.
Le conducteur indien n’a qu’une regle : doubler a tout prix !
Jamais on ne reste derriere la voiture de devant. On double, on double, on double. Toujours d’extreme justesse. A chaque depassement on voit venir l’accident…c’est effrayant. A tel point qu’on ne regarde plus la route…
 
Une ligne blanche ? Patrice demande innocemment a notre chauffeur, qui la traverse a tout va sans etat d’ame, ce que c’est. “ C’est pour dire qu’on n’a pas le droit de doubler…mais si on la respectait on n’avancerait pas !”. C’est dans le code de la route ca ?
Resultat : on passe la moitie de la route sur la file de droite ou sur la chaussee en train d’eviter un derapage…
 
Regle 5 : Faire appel a Dieu
Eh oui comme on ne fait pas appel au bon sens et a un comportement raisonnable de la part de l’humain, on fait appel a Dieu.
Chaque nouveau vehicule est donc beni par les pretres. Il y en a d’ailleurs qui se specialisent dans la benediction de vehicules…drole de sacerdoce !
Et la petite priere avant de prendre le volant est d’usage : on se receuille, on fait un petit point rouge sur le milieu du retro comme sur son propre front, on fait bruler de l’encens…et vas y roule ma poule !


par Hélène publié dans : Inde
Lundi 7 avril 2008

 Non ce n'est pas une legende…la vache est bien sacree en Inde…et oui elle se ballade bien au milieu de la route, en pleine rue dans la ville…tout a fait librement. 
  


Voire meme sur la plage...

 
 
Mais c'est que tous les animaux sont sacres en Inde. 80 pourcent de la population est hindoue, et les hindous evitent au maximum de faire du mal aux animaux.
Il y a meme une branche religieuse, le jainisme, dont certains adeptes ne veulent tellement pas faire de mal aux animaux qu’ils balaient devant eux pour ne pas prendre le risque d’ecraser un insecte qui traverserait leur route…
Du coup ils sont presque tous vegetariens, et nulle part ailleurs on ne trouve un aussi grand choix de restaurants et de plats vegetariens.
On trouve quand meme de la viande (ce sont les musulmans qui ont le monopole du métier de boucher) mais c’est du poulet ou de la chevre…jamais de boeuf. Meme Mac Do ne met pas de boeuf dans ses burgers en Inde ! Au secours…
Inversement proportionnel est le nombre et la variete danimaux qu'on croise au quotidien.
Bien sur la fameuse vache, mais aussi le buffle, le cheval, l'ane, le cheval, l'elephant ou meme le chameau…tous utilises pour tirer carioles et charrues. 
 
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Des chiens en nombre inimaginable…toujours sales, a l’abandon et ayant perdu la moitie de leurs poils a force de se battre les uns avec les autres. Ils dorment souvent au milieu de la route (et, comme la vache, ne se bougent pas sur votre passage), sous les scooters, etc.

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Ensuite des animaux un peu plus inhabituels pour nous : l’ecureuil, qui se ballade partout sur les murs des maisons, meme en pleine ville, et n’est pas du tout effraye par l’homme. 
Et le singe, qu’on croise souvent en familles entieres sur la route entre des villages (Non ils ne font pas du stop mais ils attendent qu’on leur donne a manger) ou dans les vieux forts et temples…
              
 
Illustration supreme de cette non violence envers les animaux : nous etions au restaurant avec Alex et Jerome en train de manger un poulet tikka quand je sens un truc sur mon pied…je me dis que c’est le bas de mon pantaloon qui doit frotter. Je bouge un peu…mais je sens encore un truc qui bouge.
Je regarde…et la je vous un cafard enorme, bien 5 ou 6 cm de long, sur mon orteil !!!
J’enleve ma tong, et le cafard avec.
Le patron du restaurant est juste la. J’ai arrête d’esperer qu’il soit choque de trouver un cafard dans son restau (en plein air, mais quand meme), mais quand meme j’attends qu’il intervienne (il est tellement enorme, j’ai pas envie de l’ecraser moi meme…et puis ce ne serait pas bon pour mon karma): vous pensez qu’il l’ecraserait ? Point du tout, il le pousse gentiment du pied pour l’eloigner un peu. Charmant….
 
Mais bon hormis cette aventure cafardesque, c’est quand meme assez agreable de voir une si grande variete d’animaux.
Par contre il y a quand meme un envers du décor :
La vache vit sa vie tellement librement qu’elle se nourrit meme d’ordures et avale du meme coup des sacs poubelles qui finissent par faire des noeux dans ses intestins et la tuer…
Et tous ses animaux qui proliferent librement : arrive un jour ou ils meurent. Et comme beaucoup n’appartiennent a personne, personne ne les bouge quand ils meurent et pourrissent sur la route ou dans le fosse. Pas du tout hygienique et odorifiquement tres tres desagreable !
par Hélène publié dans : Inde
Lundi 7 avril 2008

Après une longue journée d'exploration à travers les temples indiens, d'achat d'offrandes pour que les dieux restent cléments avec nous et nos futurs réincarnations, nous voilà stoppés à un stand pour s'offrir enfin un truc utile. Un verre de sirop de sucre de canne.
Autour des nous des vendeurs s'acharnant sur nous afin de nous vendre tout surtout n'importe quoi. Mon père capitule, ma mère reste insensible à ce démarchage récurrent et moi je signe pour un jeux de deux petits aimants ( pour la modique somme de 60 roupies; j'aurais la joie de découvrir le même objet 30 roupies moins chère dans un magasin genre foire fouille à MYSORE).
Bien sur, comme en Inde il y a toujours une divinité à aduler, les stands et marchands ambulants sont marketinguement installés à coté d'un magnifique Taureau de plusieurs mètres de haut. Je ne me souviens pas  de la raison de ce trophée mais si je vous dis qu'il ya une relation avec SHIVA , CHAKTI ou GANESH vous me croyez...?
 
Notre chauffeur polytechnicien nous ramène avec savoir faire à notre point de départ, 
Nous voila de retour à l'hotel: à ce moment je dormais dans la chambre de mon fréro et de sa "femme", ah oui maintenant ils sont mari et femme. J'imagine que c'était plus simple de coller à la tradition que d'expliquer à chaque fois qu'ils sont ensemble depuis 8 ans...bla bla bla. Technique pour gagner du temps à la réception des nombreux hotels visités par notre couple international.
 
C'est alors que nous avons décidé de profiter du magnifique parc juste en face de l'hotel, royaume de nos nuits. ( Je dors cette fois sur une paillasse problement vieille de 20 ans ( épaisseur 2 cm ) qui problement à échappé au regard inquisiteur de la femme de ménage...)
 Qu' a ce la ne tienne c'est bon pour le dos.
 
Donc nous voila partis en direction du parc. Notre Helena à préféré s'entrainer au sudoku bien au chaud dans la chambre n410.
 
En sortant de l'hotel, nous croisons un chauffeur de réchauf (ou rétchaud...Helene : en fait c'est rickshaw !) un ingénieux système de locomotion,  machine hybride entre la mobilette et la 2 CV. Celui-ci nous accompagne jusque sur notre lieux de divertissement.
 
Le décor : Plantés entre 2 arbres qui semblent en méditation nous sortont nos balles de jonglage. Je note, toujours avec surprise qu'il y a des vaches qui broutent tranquillement et qui nous observent comme  si nous étions des bêtes curieuses. Du point de vue d'une vache hé bien oui, nous somme des bêtes curieuses faisant voler dans les airs des sphéres multicouleurs. El fréro, plus studieux s'est équipé d'un boukin sur la méditation et s'intruit tel un sage assoiffé de connaisance dans le but ultime de mieux se connaitre et respirer de toute son âme à chaque seconde que la vie nous offre. Je crois qu'on peut appeler cela "l'état de plénitude continu".
 
Au bout de 30 min de jonglage je m'apercois que les vaches ne sont plus notre seul public. Une bonne dizaine d'indiens se sont joints au troupeau pour m'observer et admirer Jerôme dans ses postures alliant si bien fléxibilité, fermeté et maitrise du CHI. Nous avons même droit à quelques appaudissements.
 
En regardant bien autour de moi je m'aperçois que nous sommes bien dans un contexte surréaliste:
Dans un parc peuplé de vaches au beau milieu d'un ville immense, coincé entre deux axes routiers surchargés de bus, voitures et bien sur de rétchauds ( décidement je n'arrive pas à orthigrapher cette machine)
 
Le ciel semble nous dévorer, les couleurs du coucher de soleil se mélangent comme sur la palette d'un peintre en pleine création. Quel moment inoubliable!
 
C'est alors qu'un invité improbable entre en scène: LE MOUSTIC. Retour en urgence à l'hotel pour se préarer à diner dans un restaurant dument sélectionné dans le routard.
 
Albin

par Albin Philipps publié dans : Inde
 

Un petit aperçu..

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