Et non ce n’est pas le dimanche à Bamako ! Pendant notre périple de 10 jours de marche dans le pays dogon, nous avons eu la chance d’assister à un mariage. Non pas animiste, mais protestant…mais quand même un peu arrangé à la sauce africaine !
Cela commence donc par une cérémonie dans le temple (en fait un grand hangar, dont les bancs sont des troncs d’arbre coupés en 2 dans la longueur et posés sur des pierres) : il y a des chants, des danses,…c’est un peu plus gai que les messes chez nous….mais qu’est-ce que c’est long ! 1heure et demi, j’ai du lutter contre le sommeil…
Et puis il fait chaud…d’ailleurs plusieurs fois dans la cérémonie, une jeune femme essuiera le visage du marié, puis de la mariée, puis du témoin et de la témoin pour enlever la sueur. Toujours dans le même ordre, et toujours avec la même serviette. Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que perso je n’aimerais pas qu’on m’essuie le visage après y avoir mis toute la sueur des autres !
Et la mariée alors ? Elle est en blanc, mais en fait c’est plutôt un grand boubou informe plutôt qu’une robe. Et on a beau nous dire que c’est un mariage d’amour et non arrangé comme la plupart ici, on a du mal à y croire en voyant sa tête : elle fait une gueule jusque par terre et ne lâchera pas un sourire de la cérémonie.
Le mari, lui, est aussi habillé dans un boubou blanc, mais un peu plus seyant, et a l’air un peu (mais juste un peu) plus décontract’…
Quant aux invités, ils sont habillés dans leurs tenues de tous les jours, c'est-à-dire boubous colorés, pagnes, et beaucoup de T-shirts sponsorisés par l’église : on en voit plein ici, car l’église, protestante et catholique, est assez présente dans le pays dogon. Il y a 2 ou 3 modèles de T-shirts différents, correspondants aux fêtes. L’un d’entre eux proclame en grand « Joyeux Paque » ;-)
A la fin de la cérémonie, au lieu d’attendre les mariés à la sortie, tout le monde sort, se met à chanter, et forme un cortège pour accompagner les nouveaux mariés jusque chez eux. Raconté comme ça, ça n’est pas très impressionnant, mais quand même : le village est accroché à la falaise, le temple est plutôt en bas, et tout le monde remonte donc jusqu’à la maison des mariés via des « escaliers » de pierre, en sautant de rocher en rocher pour toujours précéder les mariés.
Le marié d’abord, accompagné de son témoin qui porte un parapluie ouvert pour le protéger du soleil. Puis la mariée, sa témoin avec également un parapluie, et d’autres femmes qui tiennent des serviettes (dont d’ailleurs celle qui a servi à essuyer la sueur de tout ce petit monde pendant la cérémonie) pour cacher le visage de la mariée.
Soit dit en passant les parapluies ne servent strictement à rien car ils font de l’ombre aux témoins qui les portent mais pas du tout aux mariés qui grillent sous le soleil !

Ensuite c’est l’heure du repas : les hommes et le marié dans une maison. Les femmes et la mariée dans une autre maison. Qu’est-ce qu’on boit et qu’est-ce qu’on mange ? La même chose que tous les jours dans le pays dogon : de l’eau dans des espèces de mugs en plastique dans lesquelles tout le monde boit, et du tô : une pâte de mil pilé avec une sauce au poisson séché et aux feuilles de baobab qui lui donne une consistance visqueuse : un peu comme le blob (pour ceux qui ont une culture cinématographique large !). Perso je trouve ça dégueulasse, mais Jérôme aime beaucoup. Moi rien que l’odeur me donne envie de vomir…
Puis c’est la danse ! Pas de valse, ni de rock. Quelques musiciens jouent des airs traditionnels, les gens chantent. Les femmes se mettent à la queue leu leu, marchent en rythme en effectuant quelques pas de danses plus compliqués, et c’est un peu comme le serpent qui se mord la queue. Les hommes font la même chose entre eux et leur cercle entoure celui des femmes.
Cela a lieu sur la « place » du village, un endroit à peu près plat où il faut quand même composer avec les rochers qui pavent le sol, et le sable qui vole sous les pas des danseurs.

Ceux qui sont fatigués se mettent autour des cercles et regardent. Ils rigolent pas mal aussi en nous voyant Jérôme et moi danser avec les autres : surtout moi, qui malgré les cours de danse africaine avec Lolita à Paris, ait un peu de mal à suivre les pas…
Ici pas de liste de mariage : chacun vient déposer son cadeau, en fonction de l’importance de ses moyens, au milieu du cercle devant tout le monde : savon, plat en calebasse, natte en paille, enfin bref tout ce qui pourra être utile aux jeunes mariés dans leur nouveau foyer, ou de l’argent. Il est très important que chacun dépose un cadeau : ce n’est pas un cadeau par couple ou famille, c’est un par personne ! Et chaque fois qu’une personne dépose son cadeau au centre du cercle, le pasteur, qui veille sur la remise des cadeaux, la pschitte sur l’épaule avec une bombe que ne n’ai pas réussi à identifier : déodorant, insecticide ? En tous cas nous avons été pschittés !
J’avoue ne pas connaître exactement ce qui se passe ensuite. J’imagine que c’est la nuit de noces…la femme y arrive encore vierge. Par contre pour elle pas trop de plaisir au cours de sa vie sexuelle, car elles sont toutes excisées. Et si pour les hommes, tous circoncis, la tradition a un peu évolué et l’opération se déroule désormais en clinique (avant c’était le forgeron du village qui la pratiquait !), pour les femmes c’est encore une veille grand-mère du village qui pratique l’opération (ou plutôt devrais-je dire la mutilation !). Autant vous dire que les conditions d’hygiène sont loin d’être optimales. Certaines ont ensuite des problèmes au moment d’accoucher, certaines en meurent même. Le gouvernement malien tente de lutter contre cette tradition, mais ce n’est pas facile, et les mentalités dures à changer. J’ai tenté d’aborder le sujet avec certains hommes (malheureusement les seuls suffisamment éduqués pour parler français sont les hommes), mais la notion de plaisir féminin ne les effleure même pas, et épouser une femme non excisée serait une honte. Il y a une vraie méconnaissance car l’un d’entre eux m’a dit qu’il ne pourrait pas épouser une femme non excisée car il ne supporterait pas que sa femme fasse pipi debout comme un homme…il serait la risée du village ! Ca pourrait presque être drôle mais ça ne l’est pas…
Voilà 2 mois bientôt que nous sommes là, on se fait à la vie africaine, on s'habitue au rythme et aux habitudes de vie, mais on s'est récemment fait la remarque que ce qui est devenu normal pour nous était au début étonnant et méritait d'être raconté. Voici donc retracé le rythme d'une journée habituelle en Afrique (en tous cas au Sénégal et au Mali).
-Vers 5h : la prière
c'est l'appel à la prière qui nous réveille alors qu'on dormait si bien. On dort dehors (sur le toit, dans la cour ou même dans la rue devant la maison) parce qu'il fait très chaud, donc forcément on l'entend, plus ou moins fort en fonction de la distance qui nous sépare de la mosquée - qui de toutes façons est souvent équipée d'un haut parleur grésillant... Perso je trouve ce chant assez peu mélodique et plutôt désagréable...La journée est ensuite rythmée par les 5 prières quotidiennes. Il n’est pas rare que la couturière, ou le boulanger, s’arrête en plain travail pour poser sa natte par terre en direction de la Mecque et faire sa prière. Mais revenons à notre journée
- Vers 5h30 : allez chercher l’eau au puit
Les femmes vont au puit pour chercher de l'eau : dans des bidons, des seaux ou des grandes marmites qu'elles posent sur leur tête...souvent le puits n'est pas à côté, ça fait de la gymnastique matinale ! D'autant plus qu'il faut prendre suffisamment d'eau pour cuisiner, se laver, faire la vaisselle, et faire la lessive. Une fois à la maison, on met de l'eau dans des grandes amphores qui gardent l'eau fraîche. On les recouvre avec un couvercle, on pose dessus une espèce de mug en plastique ou en métal, et tous ceux qui boivent utilisent le même mug (sans jamais le laver).
- 6h15 – 11 h :
Les femmes pillent le mil, font chauffer de l'eau, réchauffent le repas de la veille au soir que l'on remange pour le petit déjeuner, préparent les enfants.
Les hommes continuent à dormir un peu mais de toutes façons le soleil se lève bientôt…
Vers 7h / 7h30 : réveil des hommes.
Pas trop de "bonjour", "bien dormi ?" entre eux, c'est plutôt tout de suite le "passe moi de l'eau" etc; D'ailleurs dans la plupart des familles que nous avons vues, on ne montre aucune tendresse entre adultes, ni pour les enfants : on ne leur fait pas de bisou, de papouille, de caresse, on ne les prend pas sur les genoux, et les seules personnes qui leur donnent la main sont les toubabs !
Les femmes continuent à piler le mil (qui constitue l'essentiel des repas) et cuisinent dehors en faisant du feu : elles préparent des quantités astronomiques, puisque souvent la famille est nombreuse et que le plat en question sera servi pour le repas du midi, du soir et le lendemain matin au petit déj'.
Parfois elles vont au marché faire des courses : un seau fait office de panier, et on met tout dedans l’un sur l’autre (le poisson sur les mangues…) sans sachets. Sauf les doses unitaires d’épices, d’huile, de sucre, de thé, qui sont conditionnées en petits sachets plastiques préparés sur place par les vendeurs…
Pendant ce temps là, les hommes font quoi ?
Certains travaillent, mais beaucoup boivent le thé (ça dure 2 heures), vont au marché pour voir leurs potes (et boire le thé)...Quand on croise quelqu’un qu’on connaît, on le salue en lui serrant la main (sauf certains hommes très religieux qui refusent de serrer la main aux femmes…), on se demande « Comment ça va ? Et la famille ça va ? Et la santé, ça va ? » Enfin bref ça dure ¼ d’heure. Ce qui en soit est déjà assez remarquable, mais qui l’est encore plus quand on pense que la plupart d’entre eux habitent dans le même village et se croisent tous les jours…et se posent ces mêmes questions tous les jours !
Vers 12h : l’heure de manger
On mange par terre assis sur des nattes en paille, tous autour d'un grand plat, sans assiettes ni couverts. On mange avec les doigts, donc on se rince la main droite avant de manger avec une théière en plastique remplie d'eau. Pourquoi uniquement la main droite ? Parce qu'on ne mange qu'avec la main droite, la gauche étant réservée à s'essuyer quand on va aux toilettes (sachant qu'il n'y a pas de papier !). Le plat que les maliens mangent presque tous les jours est le tô : une pâte de mil écrasé avec une sauce visqueuse (vous avez vu le film "le blob" ?) et très odorante à base de poisson séché et de feuilles de baobab...Parfois on mange du riz, ou des pâtes, avec une sauce rouge (mais pas vraiment tomatée) aux oignons. Beaucoup plus rarement on mange de la viande. On ne mange pas ou très peu de légumes (sur les marchés de certaines villes reculées, notamment en pays dogon, on n'en trouve pas !), et le seul fruit que l'on mange c'est la mangue. Pas de produits laitiers. Forcément ça fait beaucoup d'enfants malnutris (ou malnourris ?!) !
Puis c’est l’heure du thé, encore. Mais pour les hommes uniquement…
Les femmes, elles, ont encore beaucoup d’autres activités super funky : faire la vaisselle par exemple (sans produit, dehors, avec l’eau qu’elle ont tiré le matin même au puits), faire la lessive (à la main, dans des grands seaux ou des grandes bassines), et quelques petites activités pour essayer de gagner un peu d’argent : faire des colliers, des tissus. Ou - comme dans certains villages dogons où un projet italien vise à construire un mur de pierres pour empêcher l’avancée du désert et la déforestation – ramasser des pierres en haut de la falaise, en mettre 4 ou 5 dans 1 seau sur sa tête, descendre la falaise, traverser la vallée et remonter la dune pour y déposer les pierres. Chaque pierre est payée
Vers 18h : Fin de la journée…enfin presque !
C’est l’heure pour les femmes de repartir faire à manger, doucher les enfants, se doucher. La salle de bains est dehors à ciel ouvert, et on se douche avec un seau rempli d’eau et un gobelet pour s’en asperger. Souvent les toilettes, un trou à ciel ouvert également, sont à côté, et embaument l’air … (elles embaument d’ailleurs souvent jusque dans la cour où on mange, dort, et vit toute la journée).
L’homme lui s’en va pour un nouveau thé avec ses potes…
L’emploi du temps est à peu près le même quel que soit le nombre de femmes auxquelles est marié l’homme. Le maximum légal étant 4 !
D’après certains hommes avec qui nous avons discuté, la polygamie se justifie notamment par la quantité de tâches ménagères et de travail à faire dans la maison…une femme seule a du mal à tout faire. Se sont-ils dit que eux aussi pourrait s’y mettre (au travail) ?
Bien sûr ceci n’est qu’une vision subjective et partielle. Peut-être caricaturale. Je n’ai pas vu toutes les familles maliennes, et heureusement la vie n’est pas comme ça dans toutes celles que j’ai vues…Cependant c’est un fait que la vie ici est très dure pour les femmes : elles ont beaucoup de travail, peu de pouvoir et de choix. Et la plupart des hommes sont très satisfaits de ce statu quo et n’ont aucune envie de les aider à prendre leur indépendance. Dans un reportage télé que j’ai vu l’autre jour, on demandait à un jeune garçon (qui allait à l’école, et devait donc avoir quand même une certaine éducation) s’il préfèrerait se marier avec une femme intellectuelle ou analphabète. Devinez ce qu’il a répondu ?
Il ne faudrait bien sûr pas que sa femme soit plus éduquée que lui…
Je suis heureuse de ne pas être une femme malienne…
En tout cas, il est certain que les femmes ont des journées bien chargées et travaillent plus que les mamans à la maison dans certaines familles en France. En tout cas, ma maman à moi, elle travaille au moins autant...
Les femmes ici s'épanouissent véritablement à faire vivre la famille, même si c'est dur. Malgré le fait qu'elles vivent 20 ans de moins qu'en France, les vieilles ont les yeux qui pétillent et rayonnent véritablement. "Le travail, c'est la santé"
Comme on l’avait fait pour le Sénégal, voici un petit récap’ de notre mois au Mali et ce qu’on a retenu de chaque endroit :
Kayes, la ville la plus chaude (en terme de température) de l’Afrique de l’ouest, 1 nuit
- La découverte des mangues du Mali qui vont nous accompagner pendant 1 mois. Jérôme dégustera autour de 50 kilos de mangues en 30 jours et veut même se lancer dans l’import de mangues Malienne en Europe…
- 24h d’attente dont 9 h de retard pour monter au bord du train Dakar- Bamako et la très pragmatique information écrite à la craie sur le tableau d’école : « départ approximatif autour de 20h »
Mahina, ville de transit pour nous, 1 courte nuit 1h30 – 6 h du matin
- On débarque sur les rails et installe la tente dans un terrain vague. Voilà que des jeunes viennent très gentiment nous trouver pour nous installer dans le jardin de la famille. « C’est pas très sûr ici, vous serez mieux dans le jardin »
Manantali, petite ville à coté du plus grand barrage du pays, un coin de Paradis, 8 nuits
- Jérôme et Hélène deviennent Madou Mangoro Dialo et Ourekia Diakité
- 1 semaine au rythme de la famille avec un accueil extraordinaire
- les premiers plats difficiles à avaler pour Hélène (pas fan du poisson séché)
- les après-midi très paisibles au bord du magnifique fleuve Bafing à regarder l’eau couler et nager à contre courant
- les siestes ou l’on tombe comme des plombs dans le canapé
- les telenovelas mexicaines (série télé hyper pourrie) et les clips de musique malienne
Bamako, ville bondée, 3 nuits
- notre premier vrai hôtel (en fait la mission catholique !) et la redécouverte des Toubabous (Blancs). Voilà 3 semaines que nous n’avions pas vu qqn à la peau blanche. On rencontre 2 étudiants très sympas de Cergy avec qui ont va voyager 48h.
- le festival de court métrage africain : culturellement très intéressant. A voir mais malheureusement ne se raconte pas.
Ségou, petit village très tranquille de 100 000 habitants au bord du Niger : 2 nuits
-Une équipe de 5 toubabous et 1 petit guide local traverse le Niger en pirogue à la force de leur petits bras et passe 3/4h dans un micro village. Au programme, baignade, cueillir 4 kilos de petites mangues, se baigner dans le fleuve, se faire offrir le repas par un RastaMan. Très très Africain comme rythme.
-Une belle négociation éclair qui aboutira sur 3 belles paires de sandales en cuir pour 5 euros en tout (mais chut il ne faut pas le dire, c’est un cadeau pour certains d’entre vous !)




Djénné, ville connue pour ses maisons en terre , son marché hebdomadaire et sa mosquée, 2 nuits
-Le marché : 30 minutes de visite et c’est bon. On a eu notre compte et puis de toute façon, voilà qu’arrive tranquillement une belle tempête de sable. Du vent et du sable qui s’infiltre partout. C’est assez impressionnant de voir le ciel devenir terre et la nuit tomber 2h avant l’heure. La fin du monde ?
-La mosquée : pas particulièrement impressionnante de l’extérieur et pour la visiter il faut être 100% musulman. Sinon, il faut payer un pactole.
-Un endroit touristique avec trop de « Toubabou, donne moi de l’argent » « 1 KDO » ou « 1 bonbon » à notre goût. En conclusion, un must dans le catalogue de voyage Lonely Planet qui n’a pas eu de sens pour nous.
Bankas, porte vers le Burkina Faso et le pays Dogon : 4 nuits
- Un ville constituée de différents quartiers traversée par une large piste de terre, la route vers le Burkina Faso. Les voyageurs entre le Mali et le Burkina Faso ainsi que le marché du Mardi constitue le gros de l’attraction.
-Il faut chaud. Très chaud. Et l’eau pour la douche et chaude, très chaude. Et la chambre, un sauna dans lequel on faillit y rester en s’aventurant à faire une sieste
-Le marché : bcp de couleur, plein de chèvres, montons et vaches à vendre
-La nourriture et les boissons. Il y a 1 magasin qui a des boissons fraîches. Il sera notre Oasis à nous. Nous allons aussi manger les meilleures brochettes de viande (Hélène en mangera 4 d’affilée après une privation de viande de 10 jours dans le pays Dogon) et Jérôme guettera chaque matin les femmes Peuls (l’ethnie qui se charge de l’élevage et vend le lait) pour avoir sa bolée de lait non pasteurisée frais ou caillé. Très goûtu. Pour le coup, on sent qu’on boit du lait. Du Vrai !
-Un joli petit hôtel « Hôtel Campement Hogon » avec l’adorable Mohammed Guindo. Des journées à lire tranquillement à l’ombre au milieu des sculptures Dogon en attendant qu’il fasse plus frais le soir
Le Pays Dogon : 9 nuits 



-Marche dans le sable sous un soleil de plomb. Alors que Jérôme se dit que ce ne sont pas des conditions de marche très faciles, Hélène se décompose littéralement et signera : plus jamais. Car quand même, c'est vrai qu'il fait chaud, que le soleil tape et qu'on marche dans beaucoup de sable. Là, moi Hélène, j’interviens : on s’enfonce dans le sable oui ! Et j’ai été très courageuse, je ne me suis presque pas plainte, bien que Jérôme essaie de minimiser mes performances…

-Voir l’imposante falaise de Bandiagara se dessiner à fur et à mesure de notre progression et découvrir les villages de Ende, Nombori, Kombokani, Yayé, Banani, Ireli. Des ambiances très puissantes, des heures hors du temps.

-Le Chimichama. Après une bonne journée de marche, se laisser enivrer doucement par
-Vivre et ressentir la vie dans les tout petits villages accrochés à la falaise. Tout le monde connaît tout le monde avec 30 à 100 famille dans le village. Attentions, certains vieux pratiquent la magie noire…
-Les beignets, le mil avec la sauce à la feuille de Baobab, les pâtes et le riz vont être notre alimentation pendant 10 jours. Fatigant à la longue.
-Profiter du soleil qui se couche derrière la falaise et regarder la lumière diminuer doucement pour faire place aux nuits étoilées et à la très nette voie lactée
-Jérôme s’essaye au portage sur la tête avec 12 grosses pierres dans 1 seau. 2h de marche dans le sable lui referont la fontanelle et les fibres du cou ! Un exercice excellent en tout cas et une très agréable sensation post-sport. J’ai presque touché la beauté, le moment ou le mental transcende le corps et lui permet de dépasser ses limites physiques. A refaire avec le frérot entre Carnon et la Grande-Motte avec chacun une belle bassine de sable sur la tête. Frérot, c'est comme le marathon, pas besoin de se préparer ;-) !





