REVES DE VOYAGES

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"Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un
beignet, mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage" (Marek Halter)
 

Femmes en saris aux couleurs et aux motifs chatoyants, dieux innombrables mais toujours kitch, rondes d’épices, d’odeurs, de saveurs, de couleurs, villes a l’air pollue et aux bruits de klaxons incessants, l’Inde ne cesse de stimuler nos sens et notre esprit…parfois jusqu'à saturation.

On dit souvent de l’Inde qu’elle ne laisse personne indifférent : soit on l’adore, soit on la déteste. C’est vrai : de tous les pays que nous avons visite lors de notre voyage, l’Inde est définitivement le pays le plus choquant. Et certainement pour moi le pays le plus difficile. Bien plus que l’Afrique.
Le slogan de l’office de tourisme indien « Incredible India » ou « Inde Incroyable » ne pourrait pas être plus juste. Ce pays, ou sous-continent, est tout simplement IN-CROY-ABLE.
Et après bientôt 2 mois sur place, je n’ai pas encore décide si je l’adore ou le déteste…
 
Samedi 8 mars 2008

Depuis le début de notre voyage, nous avons visite un grand nombre de pays pauvres : aucun des pays que nous avons visite n’est considere comme un pays riche, mais certains sont notablement plus pauvres que les autres : Mali, Burkina Faso, Bolivie, Nicaragua…

Pourtant, jamais nous n’avions eu jusque la l’impression d’être confronte a la pauvreté, ou a la misère humaine. Jusqu'à notre première semaine en Inde.
 
Les africains n’ont pas beaucoup mais ils ont tous une maison, qu’elle soit en paille, en boue ou que ce soit la maison d’un membre de la famille dans lesquels ils sont loges.
Ici une très grande partie de la population vit dans la rue.
Ce ne sont pas des mendiants, comme on les imagine. Si vous les croisez dans la rue la journée, vous ne les reconnaîtriez pas : Ils ne mendient pas, ils ne passent pas leur journée assis sur le trottoir, certains d’entre eux travaillent, et ils sont très propres.
En effet ici même pauvre on fait attention a son hygiène corporelle. On voit le matin des gens près des pompes a eau en train de se laver les dents, des femmes au bord de la route avec un seau d’eau en train de se laver les cheveux, les toilettes publiques payantes comportent souvent 1 compartiment douche, et chaque petite échoppe vend une grande variété de shampooings en doses unitaires.
 
Le seul moyen de les voir, c’est la nuit. Apres une semaine en Inde, nous sommes de passage dans un coin pas du tout touristique et nous allons a la gare prendre le train le soir.
Et la c’est le choc !
Dehors sous le préau de la gare, partout dans le hall et sur les quais se pressent des rangées de corps endormis – hommes, femmes, enfants, familles entières - ou qui s’installent pour entamer leur nuit. Ils n’ont rien : ils étalent sur le sol le châle qu’ils portent autour du cou pour s’allonger dessus, et a part les habits qu’ils portent ils ne doivent pas posséder grand-chose hormis leur brosse a dent et leur dentifrice.
L’odeur sur le quai est horrible, intolérable. Ca sent la pisse et la merde des toilettes du train qui tombent directement sur la voie, plus celles de tous ces gens qui dorment la et dont les voies sont les toilettes...
Je trouve ça vraiment infâme et insupportable. Je suis tiraillée entre le dégoût -comment peuvent-ils supporter ça ? - et la culpabilité. N’est ce pas horriblement égoïste de ma part d’être degoutee alors que ces gens n’ont rien et que je devrais plutôt éprouver de la pitié pour eux ?
par Hélène publié dans : Inde
 

Un petit aperçu..

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