10/ The dark side of Africa

Publié le par Hélène

Quelques trucs pas très gais mais qui font partie de la vie quotidienne ici et doivent être racontés...
- le mariage forcé, ou en tous cas pas choisi. Il est encore très très commun que les parents aient désigné pour les enfants leur futur mari ou futur femme dès la naissance. Pas de mariage d'amour, donc, ou très peu...même si c'est censé évoluer.
- l'excision des filles : encore systématique presque partout au Mali. Et pratiquée dans des conditions d'hygiène vraiment pas top. Ensuite certaines ont des complications, voire meurent, au moment de l'accouchement. Et pas de plaisir clitoridien pendant leur vie sexuelle. Mais le plaisir de la femme est une notion que les hommes ici n'envisagent même pas, je crois.
- la polygamie : la loi autorise jusqu'à 4 femmes par homme. Les hommes justifient ça par la quantité de tâches ménagères à accomplir, ainsi répartie, et l'assurance d'avoir plein d'enfants (donc de main d'oeuvre et une retraite assurée). Quand je leur demande, un peu par provoc, si les femmes elles aussi peuvent avoir plusieurs maris, bien sûr ils trouvent ça inenvisageable et n'ont même jamais pensé qu'il puisse leur arriver la même chose qu'aux femmes.
- l'illettrisme et le manque d'éducation : ici la plupart des enfants qui vont à l'école (certains n'y vont même pas du tout) la quittent avant même d'avoir passé l'équivalent du BEPC. Et les filles la quittent bien souvent beaucoup plus tôt que les garçons. Ce qui fait que sur l'ensemble des gens que nous avons rencontrés et avec qui nous avons pu discuter un minimum (plus que "bonjour, ça va"), il n'y a jusque là eu que des hommes...
- le système de santé : pas super performant.
L'arrivée de l'occident et des super médicaments conjugués à l'Islamisation et Christianisation a quasiment tué la médecine traditionnelle africaine. Peu de remède à partir de plante, massages ou rituels de soins dans les endroits que nous avons visités. Au coeur du Saloum au Sénégal, la guérisseuse a fait un massage à Jérôme super pourri de 3 minutes en lui tordant le cou comme un poulet !!!
Et bien évidemment il n'y a pas de médecin dans tous les villages, et il faut parfois se déplacer loin (et il n'y a pas toujours de moto ou de voiture) pour aller au dispensaire. Ainsi à Lobaly un petit village le long du fleuve Sénégal, ce sont les hommes partis travailler en France et revenus au Sénégal pour leur retraite qui ont financé eux-mêmes la construction du dispensaire...

 

Il n'est donc pas rare de croiser des gens malades non soignés : des femmes avec à la gorge des boules plus grosses que mon poing, un gamin souffrant j'imagine d'une maladie de peau et donc couvert de croûtes purulentes du crâne jusqu'à la poitrine...qui se balladent au milieu de tout le monde sans que cela ne choque personne...

Publié dans Afrique

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jean-phi 14/06/2007 17:54

Salut les jeuns,
Je viens de retrouver (enfin !!) l'adresse de votre blog.
Waouh, tout simplement génial  : photos, commentaires..., on s'y croirait ! et dire que ce n'est que la première étape (grosse étape tout de même) de votre merveilleux voyage 
Je vous embrasse, prennez soin de vous, et plein de bonnes choses pour la suite,
A bientôt,
Jean-Phi
 

Tatoune 14/06/2007 12:22

Chère Hélène, Cher Jérôme,
Merci infiniment de vois publications. C'est avec un grand intérêt que je suis vos péripéties, celà donne à rêver et à admirer...
Celà fait aussi le
même effet qu'un roman passionnant ou un film palpitant : on attend la suite avec un agréable émotion et une grande curiosité.
Bravo pour votre courage, soyez quand même très prudents.
Wilfried et moi nous vous souhaitons une bonne forme.
De gros bisous à tous deux ! et merci encore.
TATOUNE

chantal philipps 06/06/2007 10:28

vraiment, vive la france et la sécu aussi. question intendance: madou peut -il refaire le mail à son fréro concernant la carte IGN du bénin. bises à v s deux; chantal