11/ La nuit tous les chats sont gris...

Publié le par Hélène

Si, pour les blancs, les noirs ou les asiatiques sont tous les mêmes, c'est pareil pour eux !
Ainsi, si de notre côté on a un peu de mal à les reconnaître les uns des autres - il faut dire qu'on en rencontre 50 par jour alors que eux ne voient que nous 2 comme blancs, donc c'est plus facile... - et à mémoriser leurs noms - ce sont des assemblages de sonorités auxquels nous ne sommes pas habitués et notre mémoire a beaucoup de mal à les retenir- nous nous sommes rendus compte que la pareille est également vraie.
Très difficile pour eux de retenir "Hélène" et "Jérôme" : on nous a donc appelés Irène, Ilère, Ilène ou même Christelle pour moi, et Jeremy ou Georges pour Jérôme. Finalement c'est en nous baptisant de noms africains que Sira et sa famille ont résolu ce problème : Jérôme s'appelle donc désormais Madou Diallo, et moi Ourekia Diakité. C'est joli, non ?
Et quand à Manantali, je me ballade avec Moussa dans la rue et que l'on aperçoit un toubab parfaitement inconnu, celui-ci me dit "Regarde c'est Madou là-bas !". Ca fait pourtant 1 semaine qu'on habite chez sa famille et qu'on passe nos journées avec lui... Rebelote plus tard quand on regarde la télé : on voit 2 blancs et il me re-dit "Regarde c'est Madou !".
Plus de complexe, donc.

Publié dans Afrique

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