12/ Les moments forts du Mali

Publié le par Jérôme

Comme on l’avait fait pour le Sénégal, voici un petit récap’ de notre mois au Mali et ce qu’on a retenu de chaque endroit : 

Kayes, la ville la plus chaude (en terme de température) de l’Afrique de l’ouest, 1 nuit
- La découverte des mangues du Mali qui vont nous accompagner pendant 1 mois. Jérôme dégustera autour de 50 kilos de mangues en 30 jours et veut même se lancer dans l’import de mangues Malienne en Europe…
- 24h d’attente dont 9 h de retard pour monter au bord du train Dakar- Bamako et la très pragmatique information écrite à la craie sur le tableau d’école : « départ approximatif autour de 20h »

Mahina, ville de transit pour nous, 1 courte nuit 1h30 – 6 h du matin
- On débarque sur les rails et installe la tente dans un terrain vague. Voilà que des jeunes viennent très gentiment nous trouver pour nous installer dans le jardin de la famille. « C’est pas très sûr ici, vous serez mieux dans le jardin »

Manantali, petite ville à coté du plus grand barrage du pays, un coin de Paradis, 8 nuits
- Jérôme et Hélène deviennent Madou Mangoro Dialo et Ourekia Diakité
- 1 semaine au rythme de la famille avec un accueil extraordinaire
- les premiers plats difficiles à avaler pour Hélène (pas fan du poisson séché)
- les après-midi très paisibles au bord du magnifique fleuve Bafing à regarder l’eau  couler et nager à contre courant
- les siestes ou l’on tombe comme des plombs dans le canapé
- les telenovelas mexicaines (série télé hyper pourrie) et les clips de musique malienne

Bamako, ville bondée, 3 nuits
- notre premier vrai hôtel (en fait la mission catholique !) et la redécouverte des Toubabous (Blancs). Voilà 3 semaines que nous n’avions pas vu qqn à la peau blanche. On rencontre 2 étudiants très sympas de Cergy avec qui ont va voyager 48h.
- le festival de court métrage africain : culturellement très intéressant. A voir mais malheureusement ne se raconte pas.

Ségou, petit village très tranquille de 100 000 habitants au bord du Niger : 2 nuits
-Une équipe de 5 toubabous et 1 petit guide local traverse le Niger en pirogue à la force de leur petits bras  et passe 3/4h dans un micro village. Au programme, baignade, cueillir 4 kilos de petites mangues, se baigner dans le fleuve, se faire offrir le repas par un RastaMan. Très très Africain comme rythme.
-Une belle négociation éclair qui aboutira sur 3 belles paires de sandales en cuir pour 5 euros en tout (mais chut il ne faut pas le dire, c’est un cadeau pour certains d’entre vous !)


Djénné, ville connue pour ses maisons en terre , son marché hebdomadaire et sa mosquée, 2 nuits
-Le marché : 30 minutes de visite et c’est bon. On a eu notre compte et puis de toute façon, voilà qu’arrive tranquillement une belle tempête de sable. Du vent et du sable qui s’infiltre partout. C’est assez impressionnant de voir le ciel devenir terre et la nuit tomber 2h avant l’heure. La fin du monde ?
-La mosquée : pas particulièrement impressionnante de l’extérieur et pour la visiter il faut être 100% musulman. Sinon, il faut payer un pactole.
-Un endroit touristique avec trop de « Toubabou, donne moi de l’argent » « 1 KDO » ou « 1 bonbon » à notre goût. En conclusion, un must dans le catalogue de voyage Lonely Planet qui n’a pas eu de sens pour nous.

Bankas, porte vers le Burkina Faso et le pays Dogon : 4 nuits
- Un ville constituée de différents quartiers traversée par une large piste de terre, la route vers le Burkina Faso. Les voyageurs entre le Mali et le Burkina Faso ainsi que le marché du Mardi constitue le gros de l’attraction.
-Il faut chaud. Très chaud. Et l’eau pour la douche et chaude, très chaude. Et la chambre, un sauna dans lequel on faillit y rester en s’aventurant à faire une sieste
-Le marché : bcp de couleur, plein de chèvres, montons et vaches à vendre
-La nourriture et les boissons. Il y a 1 magasin qui a des boissons fraîches. Il sera notre Oasis à nous. Nous allons aussi manger les meilleures brochettes de viande (Hélène en mangera 4 d’affilée après une privation de viande de 10 jours dans le pays Dogon) et Jérôme guettera chaque matin les femmes Peuls (l’ethnie qui se charge de l’élevage et vend le lait) pour avoir sa bolée de lait non pasteurisée frais ou caillé. Très goûtu. Pour le coup, on sent qu’on boit du lait. Du Vrai !
-Un joli petit hôtel « Hôtel Campement Hogon » avec l’adorable Mohammed Guindo. Des journées à lire tranquillement à l’ombre au milieu des sculptures Dogon en attendant qu’il fasse plus frais le soir


Le Pays Dogon : 9 nuits

-Marche dans le sable sous un soleil de plomb. Alors que Jérôme se dit que ce ne sont pas des conditions de marche très faciles, Hélène se décompose littéralement et signera : plus jamais. Car quand même, c'est vrai qu'il fait chaud, que le soleil tape et qu'on marche dans beaucoup de sable. Là, moi Hélène, j’interviens : on s’enfonce dans le sable oui ! Et j’ai été très courageuse, je ne me suis presque pas plainte, bien que Jérôme essaie de minimiser mes performances…


-Voir l’imposante falaise de Bandiagara se dessiner à fur et à mesure de notre progression et découvrir les villages de Ende, Nombori, Kombokani, Yayé, Banani, Ireli. Des ambiances très puissantes, des heures hors du temps.


-Le Chimichama. Après une bonne journée de marche, se laisser enivrer doucement par 5 litres de Chimichama, excellente bière trouble de mil autour de 2.5° qui se boit à température ambiante
-Vivre et ressentir la vie dans les tout petits villages accrochés à la falaise. Tout le monde connaît tout le monde avec 30 à 100 famille dans le village. Attentions, certains vieux pratiquent la magie noire…
-Les beignets, le mil avec la sauce à la feuille de Baobab, les pâtes et le riz vont être notre alimentation pendant 10 jours. Fatigant à la longue.
-Profiter du soleil qui se couche derrière la falaise et regarder la lumière diminuer doucement pour faire place aux nuits étoilées et à la très nette voie lactée
-Jérôme s’essaye au portage sur la tête avec 12 grosses pierres dans 1 seau. 2h de marche dans le sable lui referont la fontanelle et les fibres du cou ! Un exercice excellent en tout cas et une très agréable sensation post-sport. J’ai presque touché la beauté, le moment ou le mental transcende le corps et lui permet de dépasser ses limites physiques. A refaire avec le frérot entre Carnon et la Grande-Motte avec chacun une belle bassine de sable sur la tête. Frérot, c'est comme le marathon, pas besoin de se préparer  ;-)   !

Publié dans Afrique

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