16/ Bonne arrivée !

Publié le par Céline

Bonne Arrivée !

Nous sommes le 9 juin, il est 20 heures et la température extérieure est de 38 degrés lorsque je m’apprête à fouler pour la première fois le tarmac burkinabé. D’un œil curieux, je guette Hélène et Jérôme à qui j’avais donné rendez-vous. Nous nous retrouvons très rapidement mais à ce moment là, je ne savais pas encore tout ce qui m’attendait ! Nous avions prévu 7 jours au Burkina, et je souhaitais découvrir tellement d’endroits qu’il a bien fallu faire une sélection.

Nous nous dirigeons vers le sud-ouest. Après 300 kilomètres et 5heures 30 de route nous arrivons à Bobo. ( Pour info : Paris-Ouagadougou : 4000 km parcourus en 6 heures !) C’est bon, ça y est, je suis rapidement dans le rythme africain ! " Patron, toi tu as la montre, moi j’ai le temps " Sur la route, on ne compte plus les animaux " à comportement suicidaire ". Les chèvres, les ânes, les poules sont en liberté et n’hésitent pas à ce balader sur le bitume ! (ou la piste en terre, ça dépend des moments…)

Tout notre séjour est basé sur les rencontres, les échanges avec les différentes personnes que l’on peut croiser au hasard de nos pas. Toutes ces personnes ont un point commun : le sens de l’accueil, de l’hospitalité. Les burkinabés apprécient notre venue, et nous saluent en souhaitant " Bonne Arrivée ". Mais ils ne se contentent pas d’un simple bonjour ! Ils nous serrent la main et demandent des nouvelles de la famille, de la santé, des affaires, etc... Les mêmes salutations se reproduisent aussi souvent que l’on rencontre une personne au cours de la journée. Les enfants de tous les âges réclament également de nous serrer la main avec toujours un petit rire et un peu de peur car certains d’entre eux n’ont jamais vu de " toubabous " (personne à peau blanche en dialecte)

A Obiré, nous avons même fait une rencontre peu ordinaire… Nous avons eu la chance de saluer un roi ! Un chef suprême ! Et oui, cette opportunité ne s’offre pas à nous tous les jours ! Nous avons donc vu le roi du royaume des Gans, son peuple, et les sanctuaires des rois Gan. Chose incroyable dans une société comme celle-ci, il y a eu des femmes qui ont gouverné le royaume. Lorsque qu’un roi décède, les règles de succession ne sont pas classiques. Le prochain roi est choisi par le peuple en fonction de certains critères. Puis, le nouveau roi a l’obligation de confectionner une statue représentant le plus fidèlement possible dans la position assise les traits de son prédécesseur pour perpétuer sa mémoire. Il veille à la protection de la famille. Ces statues sacrées sont gardées dans les sanctuaires.

Le Burkina n ‘est pas encore très développé au niveau des infrastructures touristiques, mais compense par la richesse de ses peuples et le caractère accueillant, bienveillant et joyeux des Burkinabés.

Publié dans Afrique

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