Juste 1 anecdote

Curiosites architecturales

 

Ici pas de rdc ou d’etage 0, le rdc s’apelle 1, et ansi de suite.

De meme il semblerait que comme chez nous le 13 etage, le 4eme etage soit souvent zappe, pour passer du 3eme au 5e. Pourquoi ? Parce que la pronunciation du mot “4” en chinois est tres proche de celle du mot “mort’….

Nous 2

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  • : 28 ans & un très beau projet commun : un voyage de 16 mois qui nous emmenera en Afrique, Amérique du sud, Asie...C'est un des trucs que j'aime chez Jérôme : avec lui je fais des trucs que, seule, j'aurais rêvé de faire mais n'aurais jamais faits...
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Afrique

Jeudi 5 avril 2007 4 05 04 2007 22:03

Un peu plus de 2h35 du matin dans la nuit de lundi à mardi : nous atterrissons à Dakar. Thérèse, la maman de Mina, chez qui nous dormons, nous a gentiment envoyé un taxi. Il nous attend avec une pancarte : « Jérôme & Philipps ». Et moi alors ?

 

Il nous conduit à son taxi, décharge Jérôme de son sac pour le mettre dans le coffre, puis prend le mien. Je me dis « Il est pas très galant, dis donc… ». Nous arrivons à la maison, et encore une fois il aide Jérôme à prendre son sac puis moi ensuite. Décidément… Le lendemain en déjeunant avec Thérèse, je comprends mieux : elle nous explique que le Sénégal est à 95% musulman, et que donc, par exemple, à table, l’homme se sert en premier, puis les enfants, puis enfin seulement, la femme…Il va falloir que je m’habitue… 

 

En tous cas, s’il y en a qui nous traitent tous les 2 comme des rois depuis que nous sommes arrivés, ce sont bien Thérèse et Goorgi, son mari, qui nous reçoivent si gentiment. Depuis 3 jours que nous sommes arrivés, ils nous ont déjà fait goûter les 3 plats traditionnels sénégalais : le Thié Bou Dien (littéralement Riz et Poisson), le Yassa (de la viande avec une délicieuse sauce aux oignons), et le Mafé (de la viande avec une sauce aux arachides). Awa, qui cuisine délicieusement bien, a accepté de m’apprendre à les cuisiner et m’a livré ces recettes ! Quelle chance d’avoir pu apprendre ces recettes maison : car j’ai mangé du mafé dans un restaurant sur l’île de Gorée, et je peux vous dire qu’il était bien moins bon que celui d’Awa…

                                            

Transition parfaite pour vous parler de l’île de Gorée : c’est une petite île à 20 minutes en bateau de Dakar, où nous avons passé la journée d’hier. Classée au patrimoine de l’Unesco, elle est l’une des nombreuses îles à avoir servi de plate-forme de transit pour le commerce des esclaves. Une des maisons servant ce trafic y a été restaurée : la maison des esclaves. Nous en avons fait la visite, éclairée par les commentaires du conservateur, puis nous sommes balladés sur l’île, qui malgré son histoire tragique, est très jolie. Maisons coloniales rouges ou jaunes, aux volets turquoises, bordées de bougainvilliers de toutes les couleurs…

 

 

Demain, nous partons vers les îles de Saloum, au sud de Dakar, puis dans quelques jours nous remonterons vers St Louis : je vous raconterai tout ça bientôt…

 Hélène

 

 

Par Hélène - Publié dans : Afrique
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 04 2007 22:08

Après avoir trouvé notre chauffeur (une belle pancarte me dédouble : « jérôme & philipps » ) et qq pièces pour celui qui portait la pancarte : « Prépare toi a me donner un pourboire avec plaisir » me dit-il, nous voilà , vers 3h30 du matin, dans notre taxi direction la belle maison de la famille Diaw. Je jette un coup d’œil par la fenêtre et BOOM .
Une ombre noire immense soulignée d’un halo de lumière blanche se détache de la nuit bleu intense. C’est un baobab majestueux bercé par le halo d’une pleine lune rayonnante comme jamais
Pour certains, il ne s’agirait que d’1 simple baobab dans la nuit.
Pour moi, c’est une promesse, un cadre magique qui raisonne et annonce le voyage au cœur des terres merveilleuses d’Afrique.
Les plus belles photos restent-elles uniquement gravées dans notre mémoire ? C’est peut-être ça l’art du photographe.

En tout cas, quel accueil ici. Après plusieurs échanges téléphoniques, je fais enfin la connaissance de la très souriante Thérèse, la maman de Mina, de Goorgi, la papa et chef de la maison, et de la grande Cynthia, la sœur de Mina, avec ses 14 ans, 1m78.
On a été accueilli comme des rois.  Notre petite suite rien que pour nous, la visite de la ville et les plats maisons préparés par Awa (pas sûr de l’orthographe, sorry)
Moi qui avait prévu une diète en arrivant, c’est du joli. Mon estomac est très surpris quand ma gourmandise m’oblige à prendre ma troisième assiette de Tie Bou Dien (poisson mitonné avec plein d’épices et de légumes accompagné de riz très très savoureux ).

Demain matin, direction le Saloum : les îles au sud de Dakar, le soleil, la mer et les crevettes géantes pour un périple de 5 – 10 jours avec marche et campements sauvages …

Des nouvelles dans 2 semaines. On pense très fort à vous..

Enormes bisous

jérôme

Par Jérôme - Publié dans : Afrique
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Dimanche 15 avril 2007 7 15 04 2007 21:08

Parce qu'en arrivant ici nous avons découvert pas mal de nouveaux mots, nous voulions vous en faire profiter…

 

 

Le 1er, et celui que nous entendons le plus ici, c'est "toubab" : le blanc, en opposition à bougnoul, le noir…Autant vous dire qu'à chaque coin de rue, les enfants nous crient "toubab, toubab !". En effet, la plupart d'entre eux sont hyper contents de nous voir et accourent pour nous dire "bonjour, ça va ?" et nous serrer la main. Certains prolongent la conversation par " Donne moi cadeau" ou "Donne moi argent", mais nous refusons toujours.

 

 

Le fait que nous soyons des toubabs est également l'occasion pour certains sénégalais, notamment dans les transports (pirogues, taxis brousses, etc.), d'essayer de nous arnaquer. Le fait qu'un toubab soit forcément riche est presque un dogme, ici. Du coup on a l'impression que certains d'entre eux ont pour devise : "Ici, si t'es toubab, on t'entube !".

 

 

Heureusement ceux-ci ne sont pas la majorité, et dès que nous arrivons dans les petits villages ou les familles, ceux-ci nous accueillent avec une hospitalité et une gentillesse extraordinaire.

 

 

Comme Goorgi et Thérèse à Dakar. Ou la famille de Lattir et Yam'bat, par exemple, qui nous ont reçu chez eux comme si nous faisions partie de la famille, nous ont invité à leur table pour Pâques et nous ont fait déguster les mets typiques (notamment de m'balax, une boisson que l'on boit uniquement le jour de pâques, constituée d'arachides, de bananes, de pain de singe). Ou les habitants du village de Dionewar, qui étaient avec nous sur la pirogue du retour sur le continent, et qui se sont tous ligués contre le piroguier quand celui-ci a essayé de nous faire payer 4 000 francs CFA au lieu des 800 francs CFA pour les locaux !

 

 

"Pain de singe", maintenant : c'est le fruit du baobab, cet arbre gigantesque qui vit des centaines d'années. C'est une espèce de coque suspendue aux branches et remplie de petits morceaux d'une substance blanche sèche et assez astringente qui fond dans la bouche pour ne laisser qu'un petit noyau. C'est censé être anti-diarrhéique, donc utile pour nous ! Mais pourquoi ça s'appelle "pain de singe " ? Eh bien parce que c'est la nourriture de base des singes…mais alors que sur certains baobabs tous les fruits ont été prélevés, sur d'autres tous les pains de singe sont encore là…et personne, pas même les singes, ne les prend : c'est parce que ces arbres là sont sacrés, et même le singes le sentent ! C'est ce qu'on nous a dit, en tous cas.

 

 

Un autre fruit inconnu pour nous jusqu'ici : la "pomme cajou", dont voici une photo.

C'est en fait le fruit duquel on extrait la noix de cajou. La pomme est très juteuse et sucrée, mais sa chair est un peu caoutchouteuse…Je trouve que ce fruit ressemble un peu à un esquimau, sauf qu'en guise de bâtonnet, il y a une coque qui renferme la noix de cajou, que l'on fait ensuite griller.

 

 

On a aussi vu ici des "cerises", mais rien à voir avec les nôtres : ce sont de petites boules vertes croquantes et acides !

 

 

Dans le village de Dionewar, où on nous avait parlé des lieux sacrés, des arbres sacrés, on nous a aussi parlé d'"herbe sacrée". J'ai supposé que, un peu comme le café "touba" qui est un ersatz de notre café fait avec une plante locale, l'"herbe sacrée" devait être un ersatz de tabac avec peut-être un effet un peu plus fort…Jérôme a donc décidé d'en acheter : nous allons avec Lamin notre guide dans une petite maison du village, et il en ressort avec un bout de papier…rempli de cannabis ! Quelle naïve, je ne m'en étais pas doutée un seul instant.

 

 

Un dernier mot, mais qui pour le coup ne semble pas exister dans le vocabulaire des sénégalais : la machine à laver. Partout, même à Dakar, la lessive se fait à la main…les femmes y passent leur journée, et 4 ou 5 bassines sont nécessaires. Mais nous n'avons pas encore percé ce mystère…

 

 

Par Hélène - Publié dans : Afrique
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