Au debut je voulais faire un article a ce sujet qui leur serait dedie, puis je me suis dit que ca pourrait peut-etre paraître politiquement incorrect, alors j’ai voulu n’en faire qu’une partie de mon article « La bonne education »…mais il y avait trop a dire !
Voila donc un article entier dedie aux champions de la mauvaise education : les israeliens.
Eh oui, je vous l’avoue, l’israelien, c’est ma bete noire ! C’est que plus malpoli (ou a-poli pour rester dans « l’absence de ») et sans gene que l’israelien, tu meurs.
Vas-y que je rentre dans une agence de voyage et que je bouge les chaises destinees aux clients qui attendent leur tour pour les positionner a ma guise au milieu de l’agence pour discuter avec mes potes, comme au cafe, (alors que je ne fais meme pas la queue, et qu’il y a des gens qui travaillent) et que quand je me barre je ne remets rien en place.
Ou que je prends le bus de nuit (ou les gens essaient de dormir…c’est le principe du bus de nuit) et je parle fort et rit grassement, me racle la gorge et meme crie pour m’adresser a mes autres potes dans le bus…Rien a foutre des autres…
Je vous jure pour prendre le bus avec les israeliens c’est la guerre (surtout quand, oh malheur, tu passes via une agence israelienne et que tu te retrouves avec une majorite d’israeliens…).
Il faut se partager les missions de maniere militaire: « chouchou tu mets les sacs dans le coffre, choupette tu nous prends des places ».
Puis se positionner devant l’entree, mais vraiment le plus pres possible, collee a la porte car sinon elles te passent devant. Eh oui « elles », car ce sont eux qui ont mis en place la technique du partage des missions (une version toute israelienne du dicton « diviser pour mieux regner »). Nous on ne fait qu’imiter pour rester dans la course…
Moi perso j’ai pas fait mon service militaire pendant 3 ans alors je m’avance nonchalamment, l’air de rien, dans une attitude de non agression, tout en essayant de garder mes positions : c’est que j’ai pas envie de me faire arracher les cheveux par 15 nanas israelis pour une place dans le bus, moi !
Enfin « une place dans le bus » soyons clair, nous avons tous deja un ticket, nous nous battons pour une « bonne » place…oui je sais c’est ridicule.
Apres un peu de pratique en Thailande - et sous les encouragements de Jeronimo (qui a cette occasion porte bien son surnom guerrier) qui me crie de sa position strategique pres de la soute a baggages « vas y choupette, numero 1, hein, numero 1 ! » - mon record personnel ? Numero 2. Ce que je trouve tres honorable etant donne que je suis seule avec mon temperament non agressif contre un commando de plusieurs harpies israeliennes organisees et pretes a tout pour avoir leur siege…
Je vous jure des exemples d’histoires comme ca qui nous sont arrivees avec des israeliens, on en a a la pelle. A tel point que maintenant a chaque fois que quelqu’un nous bouscule, nous passe devant ou est malpoli, on se dit « il est israelien celui-la ». Et c’est presque toujours vrai…
Vous vous direz peut-etre que je suis un peu extrême, me soupçonnerez d’avoir une dent contre les juifs et du coup de stigmatiser les israeliens ou d’etre carrement xenophobe : Pas du tout.
Ou d’etre jalouse parce qu’elles sont super jolies (eh oui il faut bien leur reconnaître ca, la plupart d’entre elles sont tres belles) : Non plus.
Jeronimo, qui d’habitude est moins critique que moi et est plutot du genre a bien s’entendre avec tout le monde, partage le meme avis.
Et en discutant avec d’autres touristes ou meme avec des locaux amenes a travailler avec eux on s’apercoit que cet avis est largement partage. Ca va du plus polisse (« ils sont tres bruyants ») au plus direct (« je les aime pas, ils sont mal eleves, ils n’ont pas de respect » : et ca, ca vient d’un bolivien…nationalite que je n’avais pourtant pas classee comme bien elevee !), mais c’est toujours negatif.
Quel dommage d’ailleurs qu’une image si negative soit vehiculee sur une nation (car apres en avoir rencontre plusieurs il est difficile de ne pas se forger un a priori) par les seuls touristes…Et comme on trouve de jeunes touristes israeliens dans a peu pres tous les continents, ca doit avoir un reel impact sur l’image du pays.
Enfin, soucieuse d’etre fidele a la verite et de ne pas caricaturer, je me dois de vous citer mes 2 (seules) experiences positives avec des israeliens. Un israelien qui nous a propose des gateaux dans ce fameux bus : sympa. Et une passagere de ce bus, dont j’avais pas bien compris qu’elle etait israelienne, a qui j’ai dit que vraiment les israeliens ils etaient mal eleves…elle a fait semblant de pas comprendre !
Une theorie de Jerome sur ce comportement : les jeunes israeliens font 3 ans de service militaire pour apprendre a defendre leur territoire dans une region hostile...ils reproduisent le meme schema dans leur comportement de touriste, en s’appropriant l’espace.
Almodovar parlait de la mauvaise éducation, moi je vais vous parler de la bonne.
Qui je le croyais était quelque chose de « normal » et donc largement diffuse de par le monde.
Hormis les chinois réputés pour être sales et cracher partout, les japonais que j’avais expérimentés a Paris qui te poussent en sortant de l’ascenseur pour être les premiers (j’ai depuis appris via Alex et Glenn notre expert attitre es Japon qu’ils ne respectent que les gens qu’ils connaissent. S’il ne te connaisse pas, rien a foutre de te marcher dessus !), et quelques autres cultures, je pensais que tout le monde était sur un pied d‘égalité en terme de bonnes manières.
Faire la queue, dire « bonjour SVP merci au revoir » dans un magasin, ne pas peter roter cracher (sauf chez les arabes ou le rot est justement une bonne manière, pour féliciter la cuisinière !) ou se racler la gorge bruyamment, se moucher avec un mouchoir et non pas avec ou sans les mains (ce qui finalement je l’ai découvert est une curiosité dans beaucoup des pays visites), ne pas pousser les gens dans le bus ou autre pour sortir le 1er…
Il me semblait que ces bonnes manières « de base » étaient « inaliénables » et ce quelques soient les continents, les religions, les couleurs.
Jusqu'à ce voyage !
En effet, j’avais déjà visite quelques pays, mais je pense que quand on voyage dans un ou 2 pays, on attribue ces mauvaises manières a la culture spécifique du pays et on se dit que c’est une exception…En tous cas moi c’est comme ça que je fonctionnais. Ce n’est qu’après avoir parcouru de nombreux pays au cours de ce voyage que j’ai réalise que cette mauvaise education était generalisee…
Plus que de mauvaise éducation d’ailleurs, il s’agit plutôt d’une absence de bonne éducation (le bien…le mal…mais l’absence de bien est-elle un mal ? Quel debat hautement philosophique…speciale dedicace a Tatoune notre experte en philosophie !).
Vous vous rappelez peut être mon article « Psychotests » (n23), ou je fustigeais les boliviens et les stigmatisais pour leurs mauvaises manières.
Je m’excuse donc platement aupres d’eux. (c’est que je suis bien elevee, moi !), puisqu’ils sont loin d’etre les seuls.
En fait, cette absence de bonne education prévaut finalement dans une grande majorité de nationalités, alors que nous et nos bonnes manières ne sommes finalement que très largement minoritaires…
Et ne croyez pas que cette attitude ne se cantonne qu’aux populations des pays visites, les touristes eux aussi sont concernes...(cf article « Ma bete noire »)
Vous avez certainement vu le fameux film de je ne sais plus qui avec Leonardo Di Caprio, Virginie Ledoyen et Guillaume Canet.
Film qui se deroule en Thailande, et qui a ete tourne sur l’ile de Koh Phi-Phi (prononcer Pipi…il y a des endroits comme ca qui on des noms remarquables…un peu comme le lac Titicaca).
Une ile qui est donc censee d’apres les images du film etre idyllique.
Nous decidons donc, apres notre nouvel an plein d’aventures a Koh Lanta, d’aller nous reposer sur les plages, desertes dans le film, de Koh Phi Phi.
Nous, plus quelques milliers d’autres touristes qui ont aussi vu le film et ont aussi lu dans le lonely planet et les milliards de brochures touristiques sur Koh Phi Phi que c’etait « The Beach ».
Nous voila donc sur une ile super touristique, blindee de monde, qui etait censee d’apres notre guide datant de 2005 jouir d’une reconstruction limitee apres le tsunami, mais qui en fait est le theatre d’une reconstruction completement anarchique et qui n’en finit pas. Chaque centimetre carre du centre de l’ile est reconstruit, les edifices se superposent (la seule vue que les gens de l’hotel derriere chez nous ont c’est le mur de notre salle de bains), et ils n’arrivent pas a gerer la recolte et le traitement des eaux usees. Resultat : des odeurs nauseabondes qui remontent parfois jusqu’a notre chambre…
Quant aux touristes, ce ne sont que des jeunes de differents pays venus la pour faire la fete et pour chopper : des mecs deja bourres a 9h du soir et qui rentrent apres a toute heure de la nuit en faisant du bruit, et des nanas…toutes clonees : blonde platine avec des mini mini robes et un sourire niais ! C’est pas trop pour nous, la.
On avait prevu de rester 3 ou 4 nuits, mais l’envie nous prend de repartir des le lendemain matin…
Mais bon c’est quand meme con de ne pas voir la plage de The beach (qui est en fait sur l’autre ile de Ko Phi Phi a quelques km). Nous voila donc embarques dans un long tail boat (une espece de grande barque en bois avec moteur) le lendemain pour une excursion a la journee pour visiter plusieurs spots dont cette fameuse beach.
Premier spot pas trop loin, juste a la sortie de la baie, on snorkelle c’est joli tout va bien. Puis on part vers Bamboo Island…et la l’enfer commence. Il y a quand meme quelques kilometres pour arriver a l’ile, il ne fait pas super beau, la mer est un peu agitee, et notre conducteur n’est pas super delicat…On se prend plein plein d’eclaboussures, on est trempes completement, on a froid, on fait ce qu’on peut pour proteger les sacs. Et je vous avoue que des souvenirs du lac Togo reviennent me hanter et que je me dis que je devrais mettre mon masque et mes palmes pour etre prete au cas ou, et que je commence deja a calculer quelle cote est la plus proche pour nager. Finalement on y arrive, effectivement c’est tres joli, on s’y pose pour dejeuner. On a juste le temps de secher et nous voila repartis. Cette fois le conduteur fait un peu plus attention et on est moins trempes, la journee repartirait-elle du bon pied ?
On arrive donc sur Monkey Beach, une plage fameuse car vous l’avez devine il y a des singes. Sauf que c’est devenu un passage oblige de tous les touristes, c’est donc blinde de touristes qui donnent a la queue leu leu des bananes a 3 pauvres singes…qui sont devenus obeses !
Ils sont tellement enormes que j’en suis sure ils doivent avoir du mal a se deplacer…sans parler de pouvoir sauter d’arbre en arbre (pas comme la famille de singe qui passait matin et soir sur notre toit et notre terrasse a Koh Lanta et en profitait pour jouer avec les affaires qu’on faisait secher et qu’on retrouvait eparpillees…). Elle devrait s’appeler Fat Monkey beach, cette plage !
Pas memorable cette excursion jusque la.
Mais c’est le moment de se diriger vers The Beach, peut etre que tout va changer…
Ce qui change, c’est que le conducteur s’est fume un enorme bang dans son bateau en nous attendant et qu’il a les yeux tout petits tout plisses et qu’il recommence a conduire comme un ouf. On arrive tout trempes. Tout geles.
Et voila c’est the beach. Soit c’est joli. Ce doit etre tres sympa quand il fait beau, que le ciel est bleu, qu’il fait chaud (parce que la c’est la fin de journee donc il fait pas super chaud, le ciel est gris, c’est moins sexy), et qu’il n’y a personne. Ce qui evidemment n’est pas le cas.
On est tous tellement enchantes par cette journee que quand le conducteur (un autre, ils ont echange on sait pas trop pourquoi) nous demande si on veut aller aux 2 prochaines sites de la visite ou rentrer, on choisit tous de rentrer…
Bon on aura vu The Beach…mais c’etait plutot l’enfer que le paradis !





